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Les psychiatres au secours des couples en difficulté La thérapie de famille fait de plus en plus recette



Les psychiatres au secours des couples en difficulté La thérapie de famille fait de plus en plus recette
Une centaine de couples suivent annuellement des thérapies de famille, a révélé hier le professeur Kacha, psychiatre, en marge des 13es Journées de la thérapie familiale organisées à l'hôtel Sofitel, à Alger.Selon le professeur Kacha, des familles demandent l'aide et le suivi des spécialistes pour surmonter les difficultés en couples. Ces difficultés peuvent influencer l'évolution des enfants. Des cas cliniques concernant les différents aspects des difficultés rencontrées par les familles algériennes ont été présentés, «lesquels sont à la croisée des chemins». «La société est en transition. Tous les modèles de familles existent», expliquent les spécialistes.
Une société en transition implique-t-elle autant de divorces ' Le professeur Kacha estime que la femme qui a toujours été responsable du lignage et qui a été de tout le temps contrôlée a aujourd'hui évolué. Le divorce est donc le choix de cette femme qui aspire à l'autonomie. Elle est responsable sur bien des plans.
Les couples d'aujourd'hui disposent bien du choix de s'unir mais aussi de celui de se séparer, ce qui explique le nombre des divorces enregistrés, selon le Pr Kacha. Les raisons poussant les gens à divorcer sont liées essentiellement à la quête de «qui va détenir le pouvoir», résume le psychiatre, qui pointe du doigt les différentes formes d'ingérence de la part des familles des deux conjoints. Selon le même spécialistes, sur la centaine de cas qui se présentent au niveau des structures de suivi et de thérapie, un tiers réussit à surmonter les difficultés, un autre tiers s'engage dans un processus de réflexion en vue de se maintenir alors que le dernier tiers finit par une séparation.
Selon le même spécialiste, le cursus de formation en thérapie de famille relève de la formation continue. Quelque 200 praticiens thérapeutes exercent dans le créneau, au niveau des structures sanitaires disposant de services psychiatriques. Ces services ont été créés pour soigner les séquelles de la décennie noire qui a modifié les habitudes, les attentes mais aussi les préoccupations de la famille algérienne. Plusieurs aspects des difficultés rencontrées par les couples ont été abordés lors de ces journées. Les docteurs Aït Ameur et Bouraoui ont présenté une conférence sur «La valse entre le couple conjugal et le couple parental». Les spécialistes ont cerné de près les contraintes subies par le couple qui accède au statut de parents et qui nécessite «un réaménagement harmonieux de sa relation affective et sexuelle».
Le couple passe par des moments de crise et chaque membre doit négocier la mise en place de son identité conjugale et parentale. Certains y arrivent et d'autres échouent, explique le docteur Aït Ameur. Une conférence ayant pour thème : «Se détacher de sa famille d'origine» a été présentée par le Dr Boulassel de l'EHS Frantz Fanon de Blida. La spécialiste a relevé les aspects qui entravent la réalisation des «fantasmes du couple idéal». Selon la psychiatre, le couple évolue avec, en arrière-plan, l'entourage des familles d'origine des deux conjoints, avec lesquelles il faut savoir prendre la bonne distance.
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