Pas de renversement de tendance dans les importations algériennes dans les prochaines années (Ph. N. Zeroual)Les importations algériennes devraient frôler le chiffre record de 57 milliards de dollars en 2013, selon les prévisions des services des douanes. M. Mohamed Abdou Bouderbala, directeur général de la douane, a déclaré mercredi, au cours d'une émission de radio, que les importations devraient s'élever à 56.9 milliards de dollars, selon les projections de ses services. En 2012, les importations algériennes avaient, pour la première fois de l'histoire, dépassé le chiffre symbolique de 50 milliards de dollars, pour s'élever à 50.36 milliards. Par rapport à 2012, la hausse est de 12%. En volume, les importations représenteront 47 millions de tonnes.
Selon M. Bouderbala, les biens d'équipements importés devraient représenter 17.1 milliards de dollars, contre 18 milliards pour les produits destinés à l'outil de production. Les biens de consommation alimentaires représenteront dix milliards de dollars, et les biens non alimentaires 11 milliards. Dans ce volet, les importations de véhicules totaliseraient 6.5 milliards de dollars, dont quatre milliards pour les seuls véhicules de tourisme.
Se basant sur la tendance qui apparait à travers les chiffres des huit premiers mois de l'année, M. Bouderbala a estimé que le volume de la contrebande a baissé, grâce au dispositif mis en place dans les zones frontalières. Selon lui, la contrebande représente un milliard de dollars par an.
Pas de renversement de tendance
Ces chiffres ont été rendus publics à la veille de la rencontre tripartite qui doit regrouper, jeudi à Alger, le gouvernement, les organisations patronales et les syndicats des travailleurs. La tripartite sera consacrée essentiellement aux moyens de relance de l'industrie en Algérie, précisément pour maîtriser les importations, qui poursuivent leur avancée inexorable depuis une décennie malgré les mesures annoncées par le gouvernement.
Les spécialistes ne s'attendent pas à un renversement de tendance dans l'immédiat. L'industrie algérienne est peu développée, et largement dépendante des produits importés. « Plus on produit, plus on est obligés d'importer », souligne un économiste invité à la tripartite. Selon lui, « l'outil de production algérien est largement dépendant de l'extérieur, et toute augmentation de la production implique de manière mécanique une augmentation des importations ».
Selon ces prévisions, la balance des paiements pourrait être déficitaire, pour la première fois depuis une décennie, à cause notamment des transferts en devises opérés par les compagnies étrangères installées en Algérie, essentiellement les compagnies pétrolières, les banques et les compagnies de téléphonie.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aissa Bouziane
Source : www.maghrebemergent.info