Que peut attendre
le citoyen constantinois de la nouvelle société de l'eau et de l'assainissement
de Constantine (en abrégé SEACO), issue d'un partenariat entre l'ADE et l'ONA
d'une part et la société française «La Marseillaise des Eaux' d'autre part?
Est-ce que cette nouvelle formule de gestion de l'eau, qui est encore à l'étape
expérimentale, va permettre de résoudre les nombreux problèmes de distribution
et de fuites dont souffrent pratiquement tous les quartiers de la grande
métropole de l'Est? Sur quoi porte ce partenariat algéro-français? Telles sont
les questions posées et discutées au cours du Forum de la radio qui a réuni,
hier, les représentants algériens et français de cette société, récemment
créée, avec les représentants de la presse et les citoyens qui ont été nombreux
à intervenir dans la discussion.
Faisant la
présentation de la société et du contenu de l'accord intervenu entre les
opérateurs algériens et français, un responsable administratif de la SEACO a
rappelé, tout d'abord, que c'est l'expérience engagée, il y a trois ans à
Alger, avec les mêmes partenaires, à Oran et Annaba qui les a amenés à accepter
l'opération dans la wilaya de Constantine et c'est «La Marseillaise des Eaux»
qui remporta le marché. C'est un contrat de cinq ans et demi pour un montant de
28 millions d'euros (56 milliards de centimes en dinars algériens), en vertu
duquel la société française prendra en charge l'expertise technique avec une
cinquantaine d'ingénieurs qui seront sur le terrain. Une autre partie du
contrat porte sur les aspects juridiques de la société mixte mise en place pour
la gestion des problèmes de l'eau et de l'assainissement dans la wilaya qui
sera menée par les cadres de la société française «La Marseillaise des Eaux»,
dont le directeur général de la SEACO. Dans le contrat qui est entré en vigueur
au mois d'octobre 2OO8, il est prévu le transfert du savoir-faire français
pendant la durée de celui-ci, par la formation du personnel algérien.
Actuellement, les dispositifs et méthodes de travail en cours à l'ADE et à
l'ONA sont en observation jusqu'au 4 avril prochain, date à laquelle le
partenaire français présentera ses conclusions et proposera une nouvelle
organisation du travail qu'il mènera lui-même. Questionné sur la possibilité
pour le partenaire algérien de récupérer les plans des anciens réseaux
d'assainissement et de distribution de l'eau à Constantine qui sont
actuellement les plus affectés par les fuites, plans emportés par
l'administration coloniale française après l'indépendance du pays, un cadre de
«La Marseillaise des Eaux» dira qu'ils avaient fait deux tentatives, en vain,
pour trouver ces plans dans les archives coloniales à Aix-en-Provence.
Au cours des
débats, les citoyens ont longuement exposé leurs inquiétudes face au nombre
incroyable des fuites qui se déclarent, chaque jour, dans les quartiers de la
ville. Mais ces inquiétudes n'ont pas été apaisées par les deux partenaires qui
ont affirmé que le phénomène ne sera pas éradiqué de sitôt et qu'il faut
prendre son mal en patience. Toutefois, ils ont promis qu'à partir du mois
d'avril prochain, l'eau coulera dans les robinets pratiquement H/24.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com