Dans un arrêté
signé par le wali, il est stipulé que les soldes d'hiver sont ouvertes à tous
les commerçants des douze communes de la wilaya, désireux de les pratiquer. Ces
soldes, précise cet arrêté, s'adressent à tous les commerçants (sans exclusive)
qui feront une demande d'autorisation et concernent toutes sortes d'activités
commerciales, allant de l'électroménager, à la lingerie, l'alimentation
générale, la librairie, la droguerie, etc...
La pratique des
soldes est toutefois conditionnée par une autorisation de la direction du
Commerce, à laquelle le commerçant doit faire sa demande avec l'obligation
d'afficher les anciens et les nouveaux prix de tous les produits proposés à la
vente. Mais, et alors que l'opération, prévue du 15 janvier au 25 février, soit
pour une durée de six semaines environ, le nombre de demandes d'autorisation se
compte aujourd'hui sur les doigts d'une main. Lors de la journée d'ouverture, à
savoir jeudi dernier, un seul et unique commerçant du centre-ville s'était mis
aux soldes.
Il s'agit d'un
vendeur de prêt à porter du centre-ville qui bradait son ancien stock en
appliquant des ristournes de 40 %, une mesure exclusivement appliquée aux
costumes, le reste de la marchandise (chemises, pantalons, pardessus,
pull-overs, vestes, blazers, blousons etc.) n'étant pas touchés par cette
mesure pour des raisons, explique ce commerçant, de marge bénéficiaire.
Selon M. Maamri,
le responsable du contrôle et du contentieux au niveau de la direction du
Commerce, « ces réticences seraient liées à une certaine culture mercantile,
encore inexistante dans l'esprit du commerçant algérien très peu rompu à ce genre
de pratique».
Toujours selon
notre interlocuteur, le fait est d'autant plus étonnant «que la DCP n'a pas
manqué d'orchestrer, voilà plusieurs semaines déjà, une large campagne de
sensibilisation et d'explication tant par la voie de la radio que par la presse
écrite. Alors que la période des soldes a commencé officiellement jeudi, les
commerçants intéressés, souligne notre interlocuteur, ont encore le temps de
déposer leur candidature, d'autant plus que l'autorisation de la DCP leur sera
octroyée sur le champ, sans aucune autre lourdeur administrative qui pourrait
éventuellement rebuter certains commerçants quelque peu échaudés par certaines
pratiques».
A la question de
connaître les raisons de ce désintéressement, nous avons pris langue avec de
nombreux commerçants du centre-ville qui constitue le poumon économique de la
cité. Tout comme quelques personnes, étonnées, bon nombre d'entre elles avouent
ne pas être au courant de cette campagne. C'est le cas de la majeure partie des
commerçants du marché Boumezzou, en plein centre-ville qu'ils fussent
revendeurs exclusifs de viande ou de poisson d'importation ou spécialisés en
droguerie ou en alimentation générale.
Intéressés par
cette démarche, ils étaient plusieurs à promettre de se rapprocher rapidement
de la DCP pour obtenir le fameux «sésame» administratif.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rahmani Aziz
Source : www.lequotidien-oran.com