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Les ex-agents de rééducation de l'administration pénitentiaire en grève de la faim



Les ex-agents de rééducation de l'administration pénitentiaire en grève de la faim
Une dizaine d'ex-agents de rééducation de l'administration pénitentiaire ont entamé, hier, une grève illimitée de la faim au niveau de la maison de la presse Tahar-Djaout, à Alger, pour protester contre la négligence et l'irresponsabilité de «l'administration algérienne» quant à leurs cas.
Amar Zerar, le délégué, a souligné que les agents sont livrés à leur sort depuis leur licenciement. «Après notre premier sit-in le 27 mars 2011 devant le ministère de la Justice, le ministre, Tayeb Belaïz, avait ordonné à son conseiller de traiter nos dossiers dans les plus brefs délais, mais rien a été fait à ce jour», a-t-il précisé. Il explique que le ministre de la Justice a créé alors une commission pour étudier ces cas et réintégrer les agents ayant été l'objet d'un licenciement abusif. «La liste des agents retenus a été faite mais sans pour autant la divulguer ou l'appliquer», nous a indiqué M. Zerar et d'ajouter : «Nous avons même rédigé une lettre adressée au président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l'homme (CMCPPDH), Farouk Ksentini, qui a contacté le ministère de la Justice pour accélérer les choses, en vain.» Lassés par les promesses non tenues de la tutelle, les grévistes ont annoncé qu'ils demanderont aujourd'hui «leurs actes de décès» au président de l'Assemblée populaire nationale (APN). Ces actes de décès serviront, selon eux, à justifier la position de l'Etat à l'égard de leur situation actuelle. Les concernés ont noté que des licenciements ont été décidés depuis l'année 2000 pour diverses raisons touchant environ 5 000 agents de l'administration pénitentiaire ; près de 600 d'entre eux ont fait leur recours. Ils revendiquent leurs indemnisations ainsi que la réintégration dans leurs emplois.
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