Alger - A la une

L'UA suspend le Mali jusqu'au retour de l'ordre constitutionnel



L'Union africaine (UA) a décidé hier de suspendre le Mali de toute participation à ses activités, jusqu'au retour de l'ordre constitutionnel dans ce pays, a annoncé le diplomate nigérian, Paul Zolo à l'issue d'une réunion à Addis Abeba.
«Le Conseil (de paix et de sécurité de l'UA, ndlr) a décidé que le Mali serait suspendu de participation à toutes les activités (de l'organisation, ndlr) jusqu'au rétablissement effectif de l'ordre constitutionnel», a déclaré à la presse le diplomate qui présidait cette réunion au siège de l'UA. De son côté, Alger a réagi, dès jeudi, à ce coup de force. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que «l'Algérie suit avec une grande préoccupation la situation au Mali». «De par notre position de principe et, conformément aux dispositions de l'acte constitutif de l'Union africaine, nous condamnons le recours à la force et rejetons fermement les changements anticonstitutionnels», a souligné M. Belani. «Nous estimons que toutes les questions internes au Mali doivent trouver leur règlement dans le cadre du fonctionnement normal des institutions légitimes de ce pays et dans le cadre du respect des règles constitutionnelles», a-t-il ajouté, faisant noter que «l'Algérie proclame son attachement au rétablissement de l'ordre constitutionnel dans ce pays voisin». La réaction d'Alger, comme celle de nombreuses autres capitales étrangères et organisations internationales, est intervenue après l'annonce jeudi par des militaires maliens d'avoir pris le contrôle du palais présidentiel à Bamako et d'avoir procédé à la dissolution de «toutes les institutions» du pays, la suspension de la Constitution et avoir décrété un couvre-feu. L'Algérie qui partage 1 000 kilomètres de frontière terrestre avec son voisin malien ne peut donc qu'être inquiète de l'évolution de ce coup de force, d'autant qu'Alger est l'arbitre dans la crise malienne.
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