La mise en placedu premier texte réglementaire d'envergure consacré aux espaces verts enAlgérie, à savoir, la loi n°07-06 du 13 mai 2007, relative à la gestion, à laprotection et au développement des espaces verts dans le cadre du développementdurable, a marqué le début certainement encourageant d'une nouvelle vision surla valorisation de «l'aspect vert» dans le paysage urbain, longtempsmarginalisé dans les préoccupations des pouvoirs publics ainsi que descitoyens.De ce fait ilfaut souligner que mise à part la modeste circulaire interministérielle assezancienne, qui date du 31 octobre 1984, et qui a édicté les normes minimales desespaces verts en milieu urbain, une absence totale et inexpliquée d'autrestextes pendant plus de deux décennies est à souligner.D'un autre côté,l'inexistence des espaces verts à l'intérieur des ZHUN, et des groupementsurbains, implantés à travers toutes les communes de la wilaya de Constantine,laisse à croire que cet aspect s'est complètement effacé du champ de réflexiondes décideurs. A noter, que même les quelques boisements et alignementsd'arbres créés dans certains endroits ont été parachutés sans aucune étudepréalable, ni la moindre recherche sur la typologie végétale adéquate à de telsou tels espaces. Sacrifier les espaces verts au profit des extensions urbainesest également un phénomène qui malgré sa gravité est devenu habituel, neprovoquant hélas aucune réaction de l'opinion publique. A Constantine et àtitre d'exemple, il est bien de rappeler le sort malheureux du « parc urbain »,initialement programmé au coeur de la nouvelle ville Ali Mendjeli, et quidevait s'étaler sur près de 100 ha. Ce projet de parc a été finalementabandonné, ayant été transformé en une extension du pôle universitaire de AliMendjeli, en plus d'importants programmes de logements. Cette nouvelle loi estvenue de ce fait imposer l'implication de tout le monde, autorités et citoyens,en vue de remédier à une situation devenue alarmante.Ainsi de nouveauxconcepts jusque-là méconnus, et liés particulièrement aux milieux urbains, ontété minutieusement définis, par cette loi, tels que, Jardin botanique, Jardincollectif, Jardin ornemental, Jardin résidentiel, Jardin particulier, parcsurbains et périurbains, forêts urbaines etc... Ces dernières appellations,désignaient avant la promulgation de cette loi ce qu'on appelait toutsimplement les « jardins publics ». Dorénavant, on n'aura donc plus le droit àl'erreur. Ayant fixé commeobjectif, l'amélioration du cadre de vie urbain par l'introduction obligatoiredes espaces verts dans tout projet de construction, qu'il soit public ou privé,la concrétisation des finalités de ce nouveau texte est certainement trèsdifficile, vu qu'il s'agit là de la remise en cause de toute une culture.La nouvelle loisemble aller au-delà des théories et des hypothèses abstraites. Parlantnotamment d'une affaire de gestion et de classement des espaces verts, ilsseront ainsi inventoriés, classés et surtout bien gérés, en tant que patrimoinenaturel de société. Enfin, une nouvelle assez ferme, mais sérieuse etindispensable, est venu clôturer les clauses de la loi 07-06: il s'agit decertaines dispositions pénales dans les cas d'empiètement ou de non-respect desespaces verts. A cet effet, elle stipule qu'en cas d'une infraction quelconque,des sanctions diverses seront appliquées, à savoir, une durée d'emprisonnementvariant entre 2 et 18 mois, ainsi qu'une amende qui varie entre 50.000 et1.000.000 DA selon la nature du dépassement...
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Fouzia Boucheriba
Source : www.lequotidien-oran.com