
Les commerçants informels de la devise ne veulent pas entendre parler de la récente déclaration du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, relative à l'augmentation de l'allocation touristique. Ils craignent la disparition de leur activité avec l'application de cette mesure. «Pour le moment, ça marche parfaitement, mais nous craignons pour l'avenir. Si les banques octroient des sommes importantes aux voyageurs, nous serons contraints de changer de métier, affirment certains cambistes, exerçant au square Port-Saïd (Alger). «Mais, je ne crois pas que l'allocation touristique pourrait dépasser 500 euros. Certes, notre clientèle va baisser, mais ce ne sera pas vraiment un coup dur pour nous», tente de se rassurer un de ces «trabendistes». Il faut dire que ce coin d'Alger a acquis une grande notoriété ces dernières années en devenant un passage obligé pour un nombre important d'Algériens désirant se rendre à l'étranger. La limitation de l'allocation voyage à 150 euros a arrangé leurs affaires, puisqu'ils sont souvent sollicités par des citoyens qui n'ont pas d'autre alternative. «De toute façon, nous ne sommes que des employés et nous n'avons rien à perdre. Si cette activité disparaît, nous trouverons un autre emploi facilement», avouent deux cambistes, comme pour affirmer que leurs «patrons» sont bien épaulés. A vrai dire, si l'Etat décide d'éradiquer ce commerce informel de la devise, ce sont les barons occultes de ce créneau qui en pâtiraient.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A H
Source : www.infosoir.com