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Et pourtant, des réserves, nous en avons !



Et pourtant, des réserves, nous en avons !
Incompréhension - Aucun argument ne justifie le maintien de cette allocation à son seuil actuel, s'accordent à dire les citoyens qui appellent à son relèvement dans les meilleurs délais.
La limitation de l'allocation voyage à 150 euros par an, en vigueur depuis de longues années, a été décidée et maintenue sous prétexte de lutter contre la fuite des capitaux. Un argument qualifié de «ridicule» par les citoyens algériens trop lésés dans ce sens par rapport à leurs voisins marocains et tunisiens. «Les Algériens ne sont pas là pour vider les caisses de l'Etat. Qu'on nous laisse voyager librement comme tous les habitants des autres pays. Et puis, pourquoi limiter cette allocation à 150 euros au niveau des banques publiques, alors que la devise se vend au vu et au su de tous et à ciel ouvert '», s'interroge Hamid, la quarantaine, comptable dans une administration publique. «C'est vraiment absurde de poser ce genre d'obstacles à des Algériens qui veulent partir à l'étranger pour le tourisme ou les soins. Les caisses de l'Etat comptent, aujourd'hui, près de deux cents milliards de dollars et le citoyen ne peut même pas se permettre de voyager dignement et avec ses propres moyens !», regrette, pour sa part, Abderrahmane, 36 ans, enseignant de mathématiques dans un CEM à Boumerdès. «Ouvrez les bureaux de change et laissez le citoyen mener sa vie comme il l'entend ! Arrêtez de nous prendre pour les pilleurs de l'argent public....», lance Nawel, ingénieur en informatique. Son cri est certainement partagé par des centaines de milliers de citoyens qui attendent avec impatience de voir l'allocation voyage atteindre un niveau acceptable. Nos interlocuteurs ont, d'ailleurs, tenu à saluer le courage de M. Sellal, espérant que la mesure sera concrétisée avant les prochaines grandes vacances. Ce qui agace encore les citoyens est aussi le fait de n'avoir droit qu'à une seule allocation touristique par an. «C'est dingue ! Comme si le citoyen n'avait le droit de quitter le territoire national qu'une fois par an. Les initiateurs de cette restriction ont bien raison, puisque si chaque citoyen fait sortir 15 000 DA par an, on ne trouvera plus aucun sous dans les caisses de l'Etat !», ironise Salim, responsable de marketing dans une agence de voyages.
De nombreux citoyens, notamment ceux qui voyagent à l'étranger plusieurs fois par an, ont d'ailleurs décidé de ne plus solliciter cette allocation auprès des banques. Ces derniers optent directement pour le marché parallèle afin d'éviter le casse-tête lié à la justification exigée par les banques pour octroyer une autre allocation voyage. Une petite virée au niveau de quelques agences bancaires à Alger-centre, nous a permis de constater que les bureaux de change sont presque déserts. Une attitude justifiée, puisque le chemin menant vers ces caisses est semé d'embûches. Toutefois, une mise en application de l'annonce du Premier Ministre risque de chambouler la donne et ce poste serait indésirable...En attendant, les employés se reposent et les citoyens souffrent...
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