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Les bureaux d'études étrangers out



Le recours aux bureaux d'études étrangers ne sera plus possible à chaque fois que des compétences locales pourront s'y substituer. Ceux dépourvus d'expérience sont appelés à s'organiser en coopérative et à diversifier leurs activités pour répondre à le demande nationale. Idem au niveau des ports secs où la présence d'opérateurs étrangers n'est plus la bienvenue. Des décisions prises à l'issue du Conseil des ministres tenu ce dimanche.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Il ne sera à l'avenir plus possible de faire appel à des bureaux d'études étrangers lorsque des bureaux nationaux sont en mesure de répondre aux besoins exprimés. Même lorsque ces derniers ne jouissent pas de toute l'expérience voulue, ils seront « soutenus » et « encouragés » à diversifier leurs activités tout en s'organisant en coopérative.
Des directives ont été données dans ce sens lors du dernier Conseil des ministres au cours duquel le chef de l'Etat qui a évoqué « certains contrats signés avec des parties étrangères pour de longues durées sans prévoir de transfert technologique alors que le niveau des diplômés de nos universités s'est amélioré » d'où la nécessité de réduire graduellement la dépendance vis-à-vis des prestations étrangères. Même décision en ce qui concerne les ports secs : les opérateurs étrangers n'y seront plus les bienvenus.
Le président de la République a pointé du doigt les risques que représentent certaines, dans leur état actuel, pour « la sécurité et la souveraineté nationales ainsi que pour le Trésor public ». Il a d'ailleurs demandé au gouvernement de procéder à la fermeture immédiate des ports secs non autorisés, et de faire obligation à ceux autorisés de se doter de scanners pour faciliter le contrôle par les douanes.
Il a été également demandé au gouvernement de procéder au développement de la flotte maritime pour être en mesure, d'ici la fin de l'année en cours, de prendre en charge totalement le transport des marchandises, ce qui permettra de réaliser des économies en devises, d'éviter la surfacturation. En dépit de la crise financière, l'option de l'endettement a une nouvelle fois été écartée.
Nécessité d'annuler les exonérations «injustifiées»
Intervenant à son tour, le ministre du Commerce a fait savoir que la facture des importations en produits industrialisés, destinés à l'investissement et à la consommation a atteint douze milliards de dollars avec une exonération « permanente » et « injustifiée » de taxes douanières. Cela nécessitera l'annulation de l'exonération de certaines taxes pour corriger les dysfonctionnements, et réaliser une économie de quatre milliards de dollars et de réduire la facture d'importation de six milliards de dollars. Le président de la République a, pour sa part, donné instruction pour que cessent les importations des produits agricoles pendant la saison de cueillette. Au sujet des véhicules, l'importation de ces derniers se fera à partir de pays avec lequel « l'Algérie partage des intérêts communs clairs ».
Baisse du taux d'occupation en réanimation
Au sujet de la situation épidémiologique, le ministre de la Santé a fait savoir que le indicateurs étaient « positifs » avec une baisse du taux d'occupation des lits réservés aux malades du Covid-19 en réanimation, la baisse sensible et constante du nombre de décès, et l'augmentation des cas de rétablissement qui se situent à hauteur de 98,02%. Pour permettre au ministre de la Santé d'inspecter les structures de santé, un avion sera désormais à sa disposition. Il lui est demandé de durcir le contrôle sanitaire et de se déplacer pour s'enquérir des dérives qui sont souvent signalées. Au final, il a été demandé au gouvernement de mieux coordonner son action. À noter que l'examen du dossier de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique a été reporté.
N. I.
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