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Les avocats de Sid Ahmed Tedj-Eddine dénoncent AFFAIRE DE L'AUTOROUTE EST-OUEST



«Si jamais les pouvoirs publics ne dénouent pas l'affaire tout en faisant toute la lumière sur les injonctions et les dépassements commis à l'encontre de notre client, nous porterons l'affaire devant les instances internationales», a tonné hier, Me Samir Sidi Saïd, avocat de l'homme d'affaires Addou Sid-Ahmed Tej-Eddine, poursuivi dans l'affaire dite «Autoroute Est-Ouest». Addou Sid Ahmed Tedj-Eddine a été détenu depuis plus de 26 mois à la prison de Serkadji. «La justice algérienne est malade par ces éléments qui bafouent les lois de la République», a ajouté l'avocat Sidi Saïd, lors d'une conférence de presse qu'il a animée conjointement avec Me Amine Sidhoum au cabinet de ce dernier à Alger.
«Nous ne demandons pas la libération de notre client. Mais nous exigeons l'application des lois de la République qui resteront au-dessus de toute considération», ont conjointement dénoncé ces deux avocats. Maître Amine Sidhoum a réfuté en bloc toutes les accusations portées à l'encontre de son client Addou Sid Ahmed Tedj-Eddine. «C'est un dossier vide. Il n'y a ni dépôt de plainte, ni partie civile, ni expertise judiciaire dans le dossier de la victime. C'est une inculpation gratuite, bien qu'il s'agit d'une grave accusation qui porte atteinte à toute la crédibilité de la justice», selon Maître Sidhoum. Trois personnes impliquées dans cette affaire ont bénéficié de la liberté d'office. Contrairement à Addou Sid Ahmed à qui on reproche les mêmes accusations et qui écope plus 26 mois de prison à présent. Ce qui intrigue le plus les avocats qui ne lâchent pas prise, ce sont les décisions qui seraient prises «en dehors du tribunal». Dans un réquisitoire contre Dame justice, les deux jeunes avocats signalent que ce fait est loin d'être un cas isolé. «Il n'y a pas que notre client qui souffre de pareils dépassements. Mais il y a des dizaines d'autres qui sont victimes des interférences en dehors des textes juridiques. Il y a une grande contradiction dans l'application des textes et la réalité», ont-ils souligné, sans pour autant apporter la moindre critique à la juge d'instruction. Pour mettre fin à de pareilles pratiques, une lettre à été adressée au président de la République il y'a une semaine. Si aucune réponse n'était donnée, ces avocats menacent «de porter l'affaire devant les tribunaux internationaux à savoir le TPI (Tribunal pénal international)». Malgré toutes les demandes qui ont étés formulées par ses avocats pour faire bénéficier leur client d'une liberté, ne serait-ce que provisoire, mais en vain... Un pourvoi en cassation à été introduit à la Cour suprême, afin de statuer sur le dossier. Des sociétés étrangères ont été entendues comme témoins dans cette affaire, «n'ont pas inquiétées», selon les conférenciers. Déterminés à aller jusqu'au bout, les défenseurs des valeurs de la justice sociale, ont donné comme un serment moral et loyal de ne jamais abdiquer face à l'arbitraire et autres abus de pouvoir.
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