Plus de 30% desaviculteurs ont cessé leurs activités après la hausse vertigineuse des cours dematières premières entrant dans la fabrication des aliments de volaille,notamment le maïs et le soja. Une réalité amère à laquelle doivent faire facede nombreux opérateurs spécialisés dans le domaine.Cet état de faitdénoncé, jeudi, lors d'une rencontre tenue à l'hôtel «El-Mouahidine» et àlaquelle ont pris part les représentants de l'association nationale desvétérinaires, les aviculteurs et les éleveurs, a conduit les spécialistes àtirer la sonnette d'alarme.L'étude élaborée,dans ce cadre, par le docteur Assal, expert en nutrition animale et secrétairegénéral de l'association interprofessionnelle des producteurs avicoles, arévélé que cette hausse va s'accélérer et l'aviculture qui fait vivre environ400.000 familles, en Algérie, soit 2 millions de personnes, risque dedisparaître si aucune mesure urgente n'est prise dans l'immédiat.A titred'exemple, les cours du mois de décembre de certaines matières premièresentrant dans la composition des aliments de volaille fixent à 2.200 Da, lequintal de maïs et 3.900 DA le quintal de tourteaux de soja. Une flambée qui aeu ses répercussions sur le coût de production actuel du poulet de chairsachant que le prix de revient moyen d'un poulet est de 273 DA, soit environ120 DA le kilogramme.Devant cettesituation, les professionnels du secteur demandent à ce que le dialogue soitouvert avec les autorités afin de trouver des solutions urgentes pour faireface à cette flambée des prix. Dans ce cadre, les réflexions engagées ont portésur la diversification de l'approvisionnement en matières premières qui entrentdans la composition des aliments de volaille, ce qui permettra la réduction duprix de revient du poulet de chair et, par conséquent, le prix de l'Å“uf.Toutefois, cettesubstitution ne peut se faire que si l'Etat accorde des subventions à l'achatdu maïs et du blé tendre, précise notre interlocuteur, ajoutant que l'Etat doitsensibiliser les fabricants d'aliments pour remplacer le maïs par le sorgho,entre autres.Autant deformules qui, une fois appliqués, pourront contribuer largement à faciliterl'accès du consommateur aux viandes blanches et sauvegarder cette filière.Tout en demandantune réduction des droits et taxes douanières à l'importation des matièrespremières et l'allègement de la TVA, les opérateurs spécialisés soulignent queles mesures initiées doivent encourager les importateurs d'aliments, notammentles agro-industriels, à relancer le secteur de l'agriculture, et ce, ens'organisant en sociétés pour l'achat de terrains, sachant que la valorisationd'un hectare coûte 200.000 DA.Notons, parailleurs, qu'une copie de ce rapport a été adressée aux ministères desFinances, de l'Agriculture, ainsi qu'au sénat et à l'APN. D'autre part, cetterencontre a été également l'occasion d'annoncer, officiellement, la création del'association interprofessionnelle des producteurs avicoles, à l'issue d'uneassemblée générale élective et dont la mission sera d'assister techniquement etscientifiquement les exploitants et les entrepreneurs, membres de cetteorganisation, afin d'augmenter et d'améliorer les productions animales, d'organiserles manifestations et les journées de sensibilisation, d'améliorer lesconditions sanitaires des viandes blanches et rouges et, surtout, de promouvoirles différentes activités des opérateurs.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K Assia
Source : www.lequotidien-oran.com