
L'ambassadeur sahraoui en Algérie avertit l'opinion internationale que les tambours de la guerre résonnent de plus en plus fort et que la lutte armée peut reprendre à tout moment en l'absence d'une solution du conflit au Sahara Occidental sous le sceau de la légitimité onusienne. «On est plus près de la guerre qu'il y a 26 ans», a déclaré Bouchraya Hammoudi Beyoun à la lumière de la demande marocaine de réintégrer l'Union africaine.Le dossier en suspens à New York, sous l'impulsion des Marocains et de leurs alliés français, peine à trouver un début de solution ajournée chaque fois à cause de la frilosité de la communauté internationale à le résoudre. Les Sahraouis ont été suffisamment clairs et ne rejettent pas l'option de recourir de nouveau aux armes, affirmant qu'ils ne sont plus tenus par l'accord de cessez-le-feu surveillé par la Minurso du moment qu'à l'horizon aucune initiative n'a été prise pour un référendum. Le retour même de Rabat dans le giron africain est vu sous le prisme de la suspicion puisque, n'ayant pas pu exclure le Sahara de l'UA, le Makhzen va essayer de man?uvrer de l'intérieur même de la citadelle africaine pour créer des schismes et provoquer le débat sur la présence des Sahraouis dans l'Union.L'absence d'une réaction forte, loin des discours symboliques et des effets de manche de Ban Ki-moon, contribue à cette situation délétère qui influe négativement sur la sécurité dans la région. Pourtant, et à en croire le dernier rapport publié par le groupe d'information américain IHS Jane's, le conflit au Sahara Occidental ne devrait pas donner lieu à une guerre dans les deux années à venir, mais aussi il a peu de chances d'être résolu au cours de cette période. Une prédiction plus qu'une prévision basée sur le peu d'enthousiasme de l'ONU à résoudre le conflit obligeant les Sahraouis à se préparer à la guerre. Quid d'Alger ' La position algérienne n'a pas changé d'un iota dans sa politique de légitimité internationale mais se heurte aux soutiens indéfectibles du Maroc.Le chef de la diplomatie algérienne a superbement résumé le dossier sahraoui vu d'Alger et de Paris. «Je ne vous cacherai pas que c'est l'un des principaux désaccords entre la politique extérieure de l'Algérie et celle de la France», avait-il dit, s'adressant à son homologue français Jean-Marc Ayrault en visite à Alger. L'Algérie sait très bien que la question sahraouie n'est pas un jeu à trois entre elle, Rabat et le Polisario mais que l'équation englobe aussi et surtout la France, en premier lieu, et les Etats-Unis d'Amérique des démocrates. Maintenant que Trump a été élu à la Maison Blanche, la situation risque-t-elle d'évoluer '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Wafi
Source : www.lequotidien-oran.com