La Coordination nationale des adjoints de l'Education nationale, installée les 2 et 3 janvier dernier à Alger, semble avoir réussi, en moins de deux mois, à mobiliser la base autour de la nouvelle plate-forme de revendications. Hier après-midi, près de 150 représentants des adjoints de l'Education venus des 57 communes de la wilaya d'Alger ont tenu un rassemblement devant le siège du ministère de l'Education nationale pour dénoncer «la marginalisation de leur corps dans le nouveau projet de la grille des salaires». D'autres rassemblements similaires ont été également organisés, durant l'après-midi d'hier, devant les directions de l'Education à travers le territoire national, notamment à Oran, Constantine et Sétif. A Alger, les représentants des adjoints de l'Education ont commencé à affluer vers le siège du ministère de tutelle dès 14h00 pour déposer une plate-forme de revendications, approuvée par l'ensemble des coordinations des wilayas, devant la direction du personnel de ce ministère. La nouvelle plate-forme de revendications tourne autour de cinq points «essentiels», selon les syndicalistes. La première revendication des adjoints de l'Education demeure la révision de leur nouvelle classification de la B/8 actuellement à la B/10 pour les adjoints ayant un niveau de terminale, alors que pour ceux ayant un niveau universitaire, ils revendiquent leur classification dans la catégorie B/11. La Coordination nationale exige également le droit à la promotion au poste de surveillant général et «l'ouverture de possibilités pour la formation continue des adjoints de l'Education, à l'exemple de celle disposée actuellement aux enseignants du moyen». Les adjoints de l'Education réclament, par ailleurs, une diminution des heures de travail de 36 heures actuellement à 28 heures dans tous les cycles de l'Education nationale. La dernière revendication est la «consultation des représentants des adjoints de l'Education dans toutes les négociations concernant cette frange». «Nous avons organisé ces rassemblements de contestation pour attirer l'attention de la tutelle, mais on ne va sûrement pas s'arrêter là. Si le ministère ne prend pas au sérieux nos légitimes revendications, notre mouvement de contestation va se durcir dans les prochaines semaines», confie le coordonnateur national chargé de l'organique qui signale qu'un recours à la grève après les vacances de printemps est, désormais, envisagé par la Coordination nationale des adjoints de l'Education. Revenant aux revendications socioprofessionnelles, les syndicalistes rejettent catégoriquement le nouveau régime indemnitaire qui «pénalise sévèrement les adjoints de l'Education en les déclassant dans les catégories inférieures». «Un adjoint de l'Education avec 20 ans de service et des enfants à charge ne perçoit actuellement que 20.000 dinars. Notre situation ne risque pas de s'améliorer, puisque la nouvelle grille des salaires ne prévoit que des hausses dérisoires qui ne dépasseront guère les 2.200 dinars», dénoncent-ils. Ces derniers contestent aussi la «relégation» des adjoints de l'Education dans des catégories inférieures qui ne leur permettent plus de postuler au poste de surveillant général. Aussi des adjoints de l'Education avec une ancienneté de plus de 20 ans, qui espéraient bénéficier prochainement d'une promotion, se sont trouvés, du jour au lendemain, «coincés à jamais dans ce corps sans aucune perspective pour notre plan de carrière», regrettent les syndicalistes.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Sofiane M
Source : www.lequotidien-oran.com