Une cité qui dépérit
La cité des 155 villas CNEP, baptisée cité Sidi Mohamed El-Khiar du nom du Saint patron de la ville d’Es-Sénia qui lui est mitoyen, située à la sortie Est en allant vers la zone industrielle, est en train de dépérir lamentablement…
Les riverains, ceux possédant des villas qui donnent sur la façade, ont eu la merveilleuse idée de construire des locaux commerciaux qui voient une multitude d’activités fleurir, ce qui égaye le quartier et facilite la vie aux habitants et de la cité et du quartier qui lui fait face, plus connu sous l’appellation de Douar Es-Sénia. Des belles échoppes aux enseignes lumineuses qui animent la vie commerçante mais qui contrastent mal avec l’intérieur de la cité, à la conception pourtant moderniste. Des rues parallèles et aérées bordées de part et d’autre de villas à l’architecture riche et variée, en dépit du fait qu’elles furent construites selon le même plan et des habitants aux professions illustres. Des professeurs en médecine, des ingénieurs, des anciens députés et sénateurs, des directeurs d’entreprises et des citoyens sans grands diplômes mais tout aussi honorables. Le problème dans ce beau tableau est que cette cité, qui aurait pu être une référence en matière de civisme et d’environnement propre, est en train de dépérir. Aux multiples problèmes qui existent entre une bonne partie des propriétaires et la CNEP, s’ajoutent la clochardisation de la cité du fait de l’existence de certaines constructions sans propriétaires apparents ou qui n’auraient pas été cédées et qui sont le lieu de regroupement de buveurs, le soir venu ou de lieu de rendez-vous galants. A cela, s’ajoute le passage vers un quartier avoisinant (El-Poumpia), ouvert contre l’avis des riverains. Les routes, livrées au départ bitumées, connaissent un état de délabrement du fait des adductions en eau potable et des raccordements au réseau de gaz. L’enchevêtrement des lignes aériennes de téléphone ainsi que les raccordements anarchiques d’électricité donnent une triste image d’une cité qui aurait pu concurrencer en beauté et en propreté bien d’autres d’outre-mer ou d’ailleurs! Ne parlons pas de l’hiver qui arrive au galop et qui ne manquera pas de transformer les lieux en patinoire de boue. Il suffit, pourtant, de bien peu de choses pour rendre à la Cité Sidi Mohamed El-Khiar un lustre légitime. «Les habitants, de par leur qualité, devraient comprendre qu’une belle villa qui vaut beaucoup d’argent, est ternie par la grisaille du ciment qui crépit ses murs», fera-t-on remarquer. Les passagers comprendront mal, en effet, qu’un propriétaire qui n’a pas hésité à construire à coups de millions de dinars une somptueuse demeure, rechigne à mettre la main à la poche pour quelques dizaines de millions à consacrer à l’embellissement de ses façades (peinture). L’APC d’Es-Sénia a là un rôle important à jouer tant sur le plan des infrastructures que sur le plan de l’urbanisme, en obligeant les récalcitrants à peindre leurs murs, en relookant les rues et en rappelant à l’ordre la Sonelgaz ainsi qu’Algérie Télécoms.
Mohamed-Amine Benadda
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com