Alger - Revue de Presse

Hécatombe sur nos routes



De nombreuses vies fauchéesIl ne se passe pas un jour sans qu’on dénombre une collision mortelle entre un poids lourd et un véhicule léger ou de transport en commun. Les conséquences sont tragiques. Des victimes aux corps déchiquetés, dont la majorité sont des jeunes, s’ajoutent, dans la plus grande insouciance, à la liste funèbre du tableau noir des accidents de la route.Les deux effroyables accidents survenus hier et avant-hier, à Jijel et à Tamanrasset, se sont soldés, à eux seuls, par un bilan macabre de 18 morts et une dizaine de blessés. Ainsi, on n’avait pas encore enterré les douze victimes (la dernière a succombé hier à ses blessures), fauchées lundi dernier suite à une collision entre un semi-remorque et un fourgon de transport de type J9 sur la route de Jijel, qu’un autre accident de même intensité a plongé dans l’émoi hier matin la wilaya de Tamanrasset où six personnes, toutes de nationalité nigérienne, ont péri suite au renversement de leur véhicule. Dans la majorité des cas, selon les enquêtes de la gendarmerie nationale, de la police et les constatations des services de la protection civile, les causes principales de ces drames sont l’excès de vitesse, le non-respect du code de la route et la conduite en état d’ébriété ou sous l’effet de drogues. Pour l’illustration, entre le 9 et le 15 août, pas moins de 69 morts et plus de 1.060 blessés ont été dénombrés dans 539 accidents de la route. D’après les chiffres communiqués par les services de la gendarmerie, cet accroissement terrible des accidents de la circulation, en nette hausse, est enregistré en grande proportion dans le centre du pays, avec 26 accidents à Alger, 23 à Blida et 22 autres à Bouira. Concernant les régions de l’Ouest, la wilaya d’Oran occupe la première place avec 27 accidents, suivie de Mascara avec 16 accidents et Relizane, 15. Les régions de l’Est ont recensé, quant à elles, 37 accidents à Sétif, 23 accidents à Béjaïa, 21 à Batna et 16 à Skikda. Un total de 1.618 retraits de permis de conduire a été enregistré au niveau national durant la même période, et ce, par les seuls services de la gendarmerie nationale. Ce qui n’a pas du tout atténué la gravité des infractions, notamment en ce qui concerne les dépassements dangereux, la perte de contrôle du véhicule ainsi que l’imprudence des piétons. L’Algérie n’ayant pas encore colmaté les plaies béantes des années de terrorisme barbare qu’un autre «terrorisme routier» prend place et fait le cauchemar des Algériens avec son lot de victimes. L’Algérie se retrouve au fil des ans dans le peloton de tête des pays où la mortalité sur les routes est des plus importantes, avec en moyenne plus de 4.000 morts par an. C’est vraiment affreux! Apparemment, les nouvelles dispositions du code de la route et les contrôles techniques annuels auxquels sont soumis les véhicules n’ont pas renversé la vapeur. Abed Tilioua
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