Alger - A la une

LÉGISLATIVES 2017



LÉGISLATIVES 2017
La campagne qui s'achève a finalement eu le mérite de fixer définitivement les Algériens sur les réalités de la scène politique dans notre pays.Abla Chérif - Alger (Le Soir) - D'un côté, des acteurs forts de moyens qui leur ont permis de se démarquer des autres et, de l'autre, des petits groupes qui s'échinent à faire entendre leur voix. Entre les deux, des formations politiques rompues au militantisme et surtout déçues qui tentent d'évoluer à contre-sens.Ceux-là sont les moins nombreux. Les plus déterminés aussi. Ils sont reconnaissables à leur voix cassée, leurs traits tirés, et surtout leur acharnement à faire passer leur message en entrant dans de longues explications autour de détails jugés importants.'car il faut convaincre. Et c'est ce que tentent de faire minutieusement trois partis. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Parti des travailleurs (PT), mais aussi, on le remarque bien, le président du Mouvement populaire algérien (MPA). Ceux-là sont embarqués dans une bataille traditionnelle, finalité même d'une existence entamée à l'aube de l'avènement du multipartisme, et qui consiste à s'introduire dans les structures de l'Etat où ils pourront tenter d'influer sur les décisions. Dans cette démarche, le PT s'est distingué par une campagne marathon épuisante qui a mené sa secrétaire générale d'un bout à l'autre du pays pour faire passer un message essentiel : aux citoyens : «Nous allons nous battre pour vous» et au pouvoir «stoppez vos dérives.»Tout aussi fastidieuse, la campagne du RCD a mené Mohcine Belabbas et ses candidats dans des déplacements interminables à travers les quartiers d'Alger et les petits villages de l'intérieur du pays. Amara Benyounès a été lui aussi très visible durant les quinze jours écoulés. Manches retroussées, il a investi tous les espaces que lui offrait cette campagne pour prèner la «démocratie, une justice libre et la nécessité absolue de maintenir la stabilité dans le pays».Les partis dits de la mouvance islamiste ne sont pas en reste. Et ils ne se sont pas fait discrets cette période. Doté de moyens visiblement plus importants que les autres, le Mouvement pour la paix et la société (MSP) a mis en œuvre une stratégie de communication qui n'est pas passée inaperçue. On a vu Mokri traverser les principales rues d'Alger mégaphone en main, son portrait et celui des candidats de son parti affichés sur des véhicules chargés de sillonner la capitale et son équipe submerger les réseaux sociaux de réponses aux commentaires des citoyens.Et puis il y a les autres. Tous les autres qui ont tenté de se frayer un chemin entre ces vieux routiers de la politique et les grosses cylindrées. De ces derniers, on retient que des portraits aperçus au hasard sur la devanture de leurs bureaux retapés à l'occasion, ou encore ces cinq minutes accordées par la Télévision nationale par l'Instance de surveillance des élections. Mais ici comme ailleurs, des visages et des paroles ont retenu davantage l'attention. Ouyahia et Ould-Abbès sont en tête de liste des acteurs politiques ayant le plus marqué cette campagne. Par la nature des formations politiques qu'ils président d'abord, mais aussi de par le discours et les faits qui ont marqué ce processus.Des phrases ont surpris et se sont attiré des critiques, comme celle prononcée par le SG du FLN qui affirmait à qui voulait l'entendre que le FLN pouvait remporter les élections même sans campagne électorale. Départi de son veston sombre habituel, Ouyahia a marqué de son côté en s'attaquant ouvertement à Ould-Abbès qui, malgré ses promesses de répondre «élégamment» à son détracteur, s'est finalement laissé entraîner dans une guéguerre autour de l'application du programme du Président Bouteflika. Au même moment, des évènements révélateurs d'une autre situation se déroulaient sur le terrain.A Tébessa, Mohamed Djemaà?, candidat FLN, qui devait animer un meeting, se faisait lapider par des citoyens en colère contre «toutes ces promesses non tenues». La vidéo a fait le buzz sur le net. Cet espace même où une page d'Histoire s'est inscrite en lettres de dérision et en images qui vont à contresens de tout ce qui est dit.
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