Alger - A la une

"Le Yémen veut appliquer la Réconciliation nationale"



Le Yémen a exprimé le voeu d'importer la politique de Réconciliation nationale initiée par le président Bouteflika pour installer la paix et la sécurité dans son pays.Le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abou Bakr Abdallah El Qorbi, a fait part, hier à Alger, du souhait de son pays de bénéficier de l'expérience algérienne dans le domaine de la Réconciliation nationale, initiée par le président Bouteflika, la qualifiant d'«exemple» à suivre. «Le Yémen veut établir une approche sur la base de l'expérience algérienne menée par le président Abdelaziz Bouteflika car elle constitue un exemple que nous voulons adopter», a affirmé le chef de la diplomatie yéménite dans une conférence au siège du ministère des Affaires étrangères, en l'absence du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, retenu par l'ouverture des travaux de l'Assemblée populaire nationale.«L'action sécuritaire et militaire ne suffit pas pour combattre le terrorisme, nous souhaitons bénéficier des expériences de l'Algérie dans ce domaine», a-t-il dit.Invité lors de la conférence des ministres des Affaires étrangères des pays non alignés, le responsable a indiqué avoir eu des entretiens avec le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, sur le thème de la Réconciliation nationale initiée par le président Abdelaziz Bouteflika. Il a souligné l'attachement de son pays au principe de non-paiement des rançons et de non-négociation avec les terroristes tels que décidés par les Nations unies à l'initiative de l'Algérie, car, a-t-il dit, les groupes terroristes poursuivent leurs actes de terreur par des enlèvements et les demandes de rançon. Le terrorisme menace le Yémen et toute la région et compromet le commerce international, a-t-il insisté. Il a salué les relations exceptionnelles qui unissent son pays à l'Algérie, soulignant la convergence de vues des deux pays vis-à-vis des questions arabes et internationales. Il s'est félicité du succès de la 17ème Conférence ministérielle des pays du Mouvement des Non-alignés qui s'est tenue en Algérie, indiquant qu'un des défis qui se posent au mouvement concernait la réforme de l'organisation des Nations unies qui ne joue plus son rôle tel que stipulé dans sa Charte. «Le MNA et le G77+ la Chine, peuvent le faire», a-t-il soutenu, ajoutant que l'Algérie est «en mesure d'assumer ses responsabilités dans cette optique en vue de davantage de justice et d'équité dans la répartition des richesses et le règlement des questions internationales en suspens telle la question palestinienne que l'ONU n'arrive pas à régler depuis plus de 60 ans». Evoquant la situation interne dans son pays, le ministre yéménite a fait savoir que la nouvelle Constitution sera finalisée avant la fin de l'année 2014. Le texte sera soumis à référendum et des élections parlementaires suivront, a-t-il encore indiqué. Il a considéré dans ce sens que l'ingérence dans les affaires internes du Yémen comptait parmi les plus grandes entraves au processus politique visant l'édification d'un Etat civil démocratique. Le Yémen fait face depuis quelques années à une guerre ouverte entre l'armée et Al Qaîda. Les terroristes d'Al Qaîda ont profité de la situation politique instable pour s'implanter dans le nord du pays, où ils contrôlent la province de Saâda. Ils cherchent à gagner du terrain pour élargir leur zone d'influence dans le futur Etat fédéral yéménite, qui doit compter six provinces.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)