
Le Syndicat national des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) explique la surcharge des classes, fait marquant de cette nouvelle entrée scolaire, le « sabotage caractérisé » dans la réception de lycées. C'est en tout cas l'avis de son coordinateur national, Meziane Meriane. S'exprimant, hier, lors d'une conférence de presse tenue en marge de l'inauguration du nouveau siège du syndicat à Alger, M. Meriane n'a pas omis de qualifier cet état de fait à la fois de « regrettable » et d'« incompréhensible ». C'est pourquoi, il a interpelé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour diligenter dans les plus brefs délais une enquête afin de connaître les véritables raisons des retards dans la livraison des projets dont certains ont été lancés en 2004. En termes de chiffres, ce sont quelque 35 wilayas qui accusent des retards dans la livraison des lycées dont certains devaient « être réalisés en 2003, 2004, 2006, 2007 et 2008 ». Il s'agit entre autres, de Chlef avec 17 lycées non réceptionnés, Bejaia (16), Tizi Ouzou (17), Alger (29), Constantine (15), Oran (24). Et pour éviter ce genre de problèmes, le Snapest suggère d'autoriser les wilayas concernées de « confier désormais la réalisation de leurs programmes aux entreprises étrangères qualifiées ». Evoquant les conséquences de ce déficit, M. Meriane a fait savoir que la surcharge des classes aura des répercussions sur l'assimilation des cours par les élèves. A cela s'ajoute la pression qui pèsera sur les enseignants qui « auront toutes les peines du monde à assurer dans les meilleures conditions les cours ». Pour M. Meriane, la responsabilité de cette situation est « partagée » et le ministère de l'Education nationale ne pourra pas fuir ses responsabilités. Et ce pour la simple raison qu'il n'a pas tiré à temps la sonnette d'alarme bien que la situation était prévisible. Par ailleurs, le coordinateur du Snapest est revenu sur plusieurs questions relatives à ses revendications. Il dira à propos de la prime du sud que rien n'est fait pour le moment bien que les textes de loi existent. Il a précisé que celle-ci est toujours calculée sur l'ancien salaire de base alors que la logique aurait été de le faire sur le nouveau salaire. Idem pour les 'uvres sociales où les choses, à ses dires, sont « confuses » par rapport à leur gestion.
RENCONTRE AUJOURD'HUI AVEC LE MINISTRE
Le Syndicat rencontrera aujourd'hui le ministre de l'Education. Selon M. Meriane, il s'agit d'une réunion où sera discutée de la problématique de la surcharge des classes. Mais le coordinateur du Snapest ne mise pas sur une solution dans l'immédiat puisque celle-ci dépend de la livraison des projets non encore achevés. « On n'attend rien de cette rencontre en ce qui concerne la surcharge des classes », dira-t-il. Comme il sera question de débattre des réformes éducatives. Sur ce point, le Snapest revendique la nécessité de réhabiliter l'enseignement secondaire technique à travers la mise sur pied d'un secrétariat d'Etat comme ce fut le cas dans les années 80. Les revendications socioprofessionnelles des enseignants figurent également à l'ordre du jour de cette rencontre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amokrane H
Source : www.horizons-dz.com