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Le RCD dénonce de futurs hold-up électoraux



Le RCD dénonce de futurs hold-up électoraux
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) considère que les récentes atteintes aux libertés "augurent des lendemains incertains".Le secrétariat national du Rassemblement pour la culture et la démocratie, qui s'est réuni en session mensuelle jeudi, à Alger, s'est penché sur "les inquiétudes pressantes des populations". Dans le communiqué sanctionnant la réunion, rendu public hier vendredi, le RCD a d'abord relevé que "jamais l'unité de son peuple et l'intégrité du pays n'ont été aussi menacées depuis le recouvrement de l'Indépendance, y compris pendant la période noire du terrorisme". Le secrétariat national du parti qualifie la fin de règne d'Abdelaziz Bouteflika de "chaotique", et décrit l'Algérie comme étant "une proie qui exacerbe les luttes de clans et les appétits des factions". Au plan des libertés, le RCD indique que "l'obsession d'organiser une succession en vase clos qui garantit la pérennité de la mainmise des clans au pouvoir sur le pays est incompatible avec le maintien des quelques espaces chèrement arrachés et exhibés, il y a peu, comme un faire-valoir démocratique". Il ajoute que "le verrouillage projeté de la vie publique qui compromet et engage la mise au pas des médias privés, qui continuent de refuser de monnayer leur ligne éditoriale, augure des lendemains incertains". Aussi, le RCD considère que l'"adoption à la hussarde par un Parlement, de surcroît illégitime, de lois restreignant l'exercice d'une catégorie du peuple algérien de ses libertés, les militaires en retraite en l'occurrence, ainsi que de nouveaux dispositifs liberticides préparent les futurs hold-up électoraux d'un pouvoir politique qui a fait définitivement le choix de l'isolement". Au plan social, le secrétariat national du RCD souligne que l'"érosion grandissante du pouvoir d'achat de larges couches de la population n'est pas le résultat direct de la crise financière, encore moins, une fatalité économique. Elle résulte du choix du gouvernement de faire supporter sa gabegie et ses errements aux couches les plus fragiles tels que les salariés, les retraités et la jeunesse". Le parti de Mohcine Belabbas fait d'ailleurs remarquer que l'arrogance d'un patronat privé dont les seuls faits d'armes sont l'accaparement au grand jour de la commande publique et le pillage des ressources de la nation, accélère la désagrégation de l'autorité de l'Etat. Pis encore, le RCD estime que "la persistance de la répression contre les syndicats autonomes et leur exclusion des réunions tripartites, en violation des lois en vigueur, faussent le dialogue social", et que "les travailleurs qui ont accompli les années légales de cotisations ont le droit de postuler à la retraite sans condition d'âge". Par contre, est-il précisé dans le communiqué, "toute autre réforme à ce sujet impose d'associer l'ensemble des représentants des salariés au même titre que les organisations des employeurs (publiques et privées) et de mettre fin à l'accaparement de la gestion des caisses sociales par la direction de l'ex-syndicat unique, l'UGTA". Au plan économique, le RCD persiste à penser que "le nouveau modèle pour sortir d'une économie de rente, maintes fois évoqué, ne semble être qu'une éternelle recherche d'argent frais pour limiter les ponctions dans le Fonds de régulation des recettes". La preuve, est-il indiqué dans le même communiqué, "l'échec des tentatives de réintégrer l'argent de l'informel et celui de l'emprunt obligataire qui vire désormais à des injonctions administratives aux assurances, aux banques et autres caisses, comme la CNR, démontre que sans projet et vision économique, il est vain de prétendre mobiliser les capitaux et les forces vives du pays". Dans "les faits", conclut le secrétariat national du parti,"le gouvernement n'a d'autre ambition que de passer le gué en consolidant son budget de fonctionnement pour continuer à subventionner la paix sociale et entretenir ses clientèles (...)".Mehdi Mehenni
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