
C'est le 10 juillet prochain que la chambre d'accusation du tribunal de Sidi-M'hamed examinera la demande de liberté provisoire introduite par la défense.Détenus depuis une semaine à la prison d'El-Harrach, dans le cadre de ce qui est convenu d'appeler l'affaire KBC, le directeur de cette chaîne TV et gérant de Ness-Prod, Mehdi Benaïssa, le directeur de production de la chaîne, Ryad Hartouf, et une directrice au ministère de la Culture n'auront pas droit à la liberté provisoire avant le 10 juillet.En effet, c'est à cette date que l'appel contre l'ordonnance de leur mise en détention préventive sera examiné par la chambre d'accusation. "Nous avons relevé l'appel contre cette ordonnance comme le prévoit la loi et il ne sera examiné, malheureusement, que le 10 juillet", a-t-on appris, hier, auprès des avocats de Mehdi Benaïsa et de Ryad Hartouf, responsables à KBC.Notre source a souligné que la même procédure a été engagée par les avocats de Nora Nedjaï, directrice au ministère de la Culture, pour bénéficier, elle aussi, d'une mise en liberté provisoire. "Nous avions transmis le dossier au procureur général près la cour de Sidi-M'hamed qui l'a transmis au parquet général de la cour d'Alger pour que le dossier soit fixé devant la chambre d'accusation", a expliqué notre source qui a indiqué que la chambre d'accusation, après traitement de l'appel, tranchera par une infirmation de l'ordonnance ou sa confirmation. Contactée par Liberté, Me Fetta Sadat, membre du collectif d'avocats des responsables de KBC en détention à El-Harrach, a regretté que "les pouvoirs publics ne respectent pas leurs propres lois". Elle en veut pour preuve les multiples entorses à la loi et les viols des principes de liberté consacrés dans moult textes dont la loi fondamentale. "Les différents textes expliquent que la liberté est le principe", tandis que "la détention est exceptionnelle". Elle a fait remarquer que le même principe est repris dans le code de procédure pénale, mais regrette que dans le dossier de KBC, "on a vu le contraire" et que le pouvoir a privilégié la détention à la mise en liberté, pourtant, l'institution de justice n'est devant aucun risque de fuite des prévenus. Me Sadat a aussi regretté le fait que le principe de présomption d'innocence ait été également transgressé. Rappelons que dans l'affaire KBC, trois prévenus, en l'occurrence le directeur général de la chaîne, le producteur et une directrice centrale au ministère de la Culture, sont en détention provisoire depuis le mois passé.Ils sont accusés de "fausses déclarations" et d'"abus de fonction". Ils ont été placés sous mandat de dépôt, après un interrogatoire et une garde à vue de 36 heures chez les gendarmes, à Bab Djadid. Cité également dans l'affaire, le président du conseil d'administration du groupe El Khabar et la comptable de KBC ont été entendus comme témoins.Mohamed Mouloudj
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Mouloudj
Source : www.liberte-algerie.com