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Le prix d'achat du lait cru fixé à 36 DA



Le prix d'achat du lait cru fixé à 36 DA
Après la tenue de la rencontre qui a regroupé le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Sid-Ahmed Ferroukhi, et les représentants du Conseil national interprofessionnel du lait (Cnil) de la wilaya de Tizi Ouzou, mardi à Alger, les éleveurs de bovins laitiers estiment que les propositions du premier responsable de l'agriculture, notamment celles liées à la marge bénéficiaire du prix d'achat du lait cru sont «insignifiantes».Selon le président du Cnil de la capitale du Djurdjura, Rabah Ogmat, le prix d'achat du lait cru a augmenté de 2 DA, puisqu'il est actuellement cédé aux laiteries à 36 DA (34 DA avant). Tout en affirmant que la subvention accordée à ce produit de large consommation est passée à 14 DA (12 DA avant), il dira que «pour un litre de lait vendu à 50 DA (soit 14 DA de subvention et les 36 DA du prix d'achat), l'éleveur se retrouve perdant, vendant son lait à un prix symbolique. Il vaut mieux le céder gratuitement que le vendre à 50 DA aux laiteries», a-t-il clamé. Une situation, qui a conduit le même interlocuteur à déclarer que les représentants des éleveurs affiliés au Cnil devront entreprendre ces jours-ci des négociations avec les responsables des laiteries de la wilaya pour revoir le prix d'achat de ce produit. «Nous allons proposer aux responsables des laiteries la révision du prix d'achat à 40 DA au lieu de 36 DA, comme cela a été décidé par le gouvernement, soit une marge bénéficiaire de 4 DA pour un prix d'achat de 54 DA/litre. Ce prix n'est pas un acquis, mais serait un soulagement pour les éleveurs afin qu'ils puissent sauvegarder leur cheptel et leur activité», a expliqué Ogmat, avant de poursuivre : «Comment voulez-vous encourager un éleveur à investir dans la filière d'élevage du bovin avec un tel prix d'achat ' Comment va-t-il subvenir aux besoins de sa famille ' Ainsi, au cas où les laiteries refusent le prix de 54 DA, les éleveurs prévoient de reprendre le chemin de la protestation pour demander la hausse de leur marge bénéficiaire. Le même interlocuteur a fait savoir que le ministre s'est montré disposé à répondre aux doléances des éleveurs de la région, en mettant à leur disposition tous les mécanismes d'accompagnement bancaires et financiers. Attendu prochainement dans la capitale du Djurdjura, il aura à faire un constat sur le développement de son secteur et les contraintes auxquelles font face les agriculteurs et les éleveurs exerçant dans les différentes filières. «Nous allons saisir le ministre pour dynamiser l'agriculture dans la région», conclut-il.


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