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Le premier secrétaire national du FFS dresse un sombre tableau :



Le premier secrétaire national du FFS dresse un sombre tableau :
Les élections locales du 23 novembre prochain constitueront-elles une opportunité pour le plus vieux parti de l'opposition démocratique afin de rebondir sur la scène politique nationale et réaffirmer sa place de leader de l'opposition politique ' Son premier secrétaire national, M. Mohamed Hadj-Djilani, a dressé un «sombre tableau de la situation du pays».Abder Bettache- Alger (Le Soir) - Lors de son intervention devant les participants aux travaux de l'université de rentrée du FFS tenue à Zeralda les 12 et 13 octobre 2017, le premier secrétaire national du parti a tenu à rappeler que «cette activité se tient alors que l'Algérie aborde l'une des étapes les plus cruciales de son existence». Selon lui, la «situation politique, économique et sociale est délétère». Il fera savoir que la «crise s'accentue de jour en jour, elle est globale, multidimensionnelle et touche tous les secteurs de l'activité nationale». «Les échecs à répétion des politiques décidées et menées par le pouvoir de manière unilatérale mènent le pays au bord du gouffre. Ce qui suscite un désarroi général et sape le moral de la population, déjà accablée par la cherté de la vie, la pauvreté, le chômage, les inégalités sociales, la hogra, la marginalisation, etc. L'inquiétude et le mécontentement populaire s'exacerbent et se généralisent», a-t-il martelé en tirant la sonnette d'alarme.
Le constat qualifié de «sombre» dressé par M. Hadj Djilani a été appuyé par des arguments, en indiquant «qu'en une année, trois ministres se sont succédé à la tête du gouvernement se disant tous chargés d'appliquer le programme du chef de l'Etat. Trois Premiers ministres, se vantant d'appliquer des politiques différentes et détenir les vérités absolues mais qui ont conduit à un seul résultat : l'échec. La crise est toujours là . Elle est palpable. Ses affres et ses retombées sont ressentis de plus en plus par les Algériennes et les Algériens». La gestion des affaires du pays est qualifiée de «hasardeuse» et dénote des «contradictions d'un système politique condamné à la disparition».
Devant un parterre de candidats du parti pour les élections du 23 novembre prochain, le premier responsable du FFS radicalise davantage son discours en rappelant que «les causes de cette situation sont de notoriété publique, un système politique autoritaire, défaillant, illégitime, en panne de perspectives et de vision future pour le pays, un système en déphasage avec les aspirations populaires ne peut que reconduire l'échec. Les mêmes recettes conduisent aux mêmes résultats. Le changement et les permutations du personnel au sein du système ne peuvent s'expliquer que par les luttes claniques ou par les reconfigurations internes qui s'opèrent au sein du système lui-même», a-t-il ajouté sous de forts applaudissements des présents.
Le premier secrétaire du FFS a exposé les positions de son parti, qui sont «claires comme l'eau de roche». «A chaque situation, notre parti et nos parlementaires ont eu à s'exprimer, que cela concerne le dernier changement de gouvernement, le programme d'action de ce même gouvernement pour lequel le FFS a voté ''non ainsi que la modification de la loi sur la monnaie et le crédit qui a introduit le financement non conventionnel.»
Et d'ajouter : «Notre parti, par ses positions et son action permanente au service des intérêts du peuple et du pays, se dresse contre le pouvoir et ses relais, contre toutes celles et ceux qui veulent nous réduire au statut d'indigène soumis à l'ordre établi. Nous continuerons de nous opposer avec toutes nos forces aux partisans du statu quo comme nous ne nous laisserons pas emporter par les tentations et les solutions aventurières.»
Evoquant la participation de son parti aux joutes électorales du 23 novembre prochain, le conférencier dira que «la participation à ces élections intervient sous un système de pouvoir, conçu et pensé contre les intérêts du peuple». Selon lui, «la participation du FFS ne s'inscrit pas dans une logique de partage du pouvoir mais se fixe l'ambition de consolider les conquêtes de la lutte politique et sociale et élargir le champ de la résistance dans notre pays». «Ceci signifie que lorsque nous sollicitons un mandat électoral, nous nous engageons à porter pacifiquement la lutte politique au sein même de ces institutions. Le candidat FFS s'engage à continuer avec les instruments que lui confèrent la loi et son mandat populaire à l'intérieur des institutions, le combat politique qu'il mène en tant que militant au sein de la société», a-t-il expliqué.
Et de conclure : «Nos élus sont liés par un contrat politique et éthique qui leur impose d'être aux côtés des citoyens et travailler au service de leur pays. Pour la plupart, ils ont honoré leurs engagements malgré qu'ils fussent confrontés à une multitude d'obstacles, voire même à l'acharnement de l'administration dans certains cas. (”?) Au FFS, nous revendiquons l'abrogation du code communal et de wilaya et toutes mesures visant à restreindre le rôle et les missions des élus locaux. La démocratie participative, nous la concevons comme un modèle de gestion et non pas un slogan creux comme le veulent certains.»
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