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Le premier circuit de Formule 1 d'Afrique bientôt à Tipasa



Le premier circuit de Formule 1 d'Afrique bientôt à Tipasa
Bâtir le premier circuit officiel de Formule 1 d'Algérie et d'Afrique ! C'est le projet «fou» de Karim Kayouche, ce gérant de la SARL Bbike, distributeur exclusif des célèbres motos de marques japonaises (Suzuki, Kawasaki) mais aussi italienne (Ducati) et autrichienne (KTM).Plus qu'un projet, le rêve n'est qu'à deux doigts d'être effectif. En effet, selon le concepteur de ce gros projet inédit en Algérie et même en Afrique, tout est fin prêt pour lancer les travaux. Il ne manquerait que l'aval de la wilaya de Tipasa pour le choix du terrain, dont une concession a été accordée à M. Kayouche, et surtout l'accord des services du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour démarrer les travaux et donner vie à ce projet original.Passionné de sports mécaniques et plus particulièrement de moto dont il a fait son gagne-pain, M. Kayouche a côtoyé 4 années durant le célèbre circuit d'Imola en Italie à l'époque où il faisait ses études supérieures, assistant même au fameux Grand Prix de 1994 qui a vu le décès du pilote brésilien Ayrton Senna dans un accident. Nous l'avons reçu il y a quelques jours et il n'a pas négligé le moindre détail de ce projet.Il s'explique : «Le projet en question est ficelé dans ses moindres détails. Je tiens à préciser que ce projet est mis en œuvre en étroite collaboration avec la Fédération algérienne des sports mécaniques (FASM) et son président Chihab Baloul, dont un partenariat existe depuis 2010 à ce jour. Un dossier approuvé et établi conjointement avec la FASM fut transmis au ministère des Sports. J'ai eu au préalable l'accord de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), car un circuit F1 est soumis à un cahier des charges des plus stricts.» Et d'ajouter : «La FIA nous a même conseillé un des bureaux d'études spécialisés et accrédités.C'est un bureau allemand qui travaillera conjointement avec un bureau d'architectes algérien.» Tout étant ficelé, qu'est-ce qui manque pour que ce projet ficelé depuis maintenant deux ans voit le jour ' M. Kayouche nous répond : «Il ne reste que l'aval du wali de Tipasa et surtout celui du Premier ministre.» Document à l'appui, notre interlocuteur exhibe l'autorisation de la direction des Domaines de la wilaya de Tipasa pour la concession d'un terrain (350 hectares) pour 33 ans, renouvelable deux fois, non transférable et non cessible. «Le choix du terrain est fait. Le circuit se situera entre les communes de Nador, Hadjout et Sidi Amar.Non loin du littoral et à quelques encablures de l'autoroute Alger-Cherchell. Une concession qui doit être approuvée par les services du nouveau wali de Tipasa, saisi par une correspondance il y a quelques jours ». Et d'ajouter : «Il reste aussi l'aval du Premier ministre, dans la mesure où c'est un projet colossal qui engage l'Etat algérien, surtout que le gros des investissements sera constitué de capitaux étrangers, ce qui ne devrait pas bloquer le projet, au vu de la situation économique et de la récession que connaît le pays.»Montage financier de 300 Millions d'EurosCe premier circuit de Formule 1 est un projet colossal qui coûtera la bagatelle de 300 millions d'euros (30 milliards de dinars), selon M. Kayouche. Un investissement énorme qui ne posera pas de problème dans le financement du projet. «Ce ne sont pas les investisseurs qui manquent et j'ai eu l'aval de plusieurs firmes, notamment des concessionnaires autos, qui n'attendent que le feu vert pour le coup d'envoi du projet.J'ai déjà préparé un montage financier pour ce projet qui, je vous l'avoue, suscite au plus haut point l'intérêt des investisseurs.» Un énorme investissement à la mesure de l'importance du projet, avec deux circuits, dont une piste principale de 5 km et des gradins de pas moins de 200 000 places, sans oublier les stands et autres annexes, dont un hôtel, pour une durée de réalisation estimée à 24 mois, le tout homologué aux normes de la FIA.Rentabilité et tourismeDans ce genre de gros investissements, le plus dur est d'assurer la rentabilité du projet. Ce ne serait pas un souci, à en croire M. Kayouche. Selon lui, «on prévoit entre 700 et 1000 emplois permanents. Ce circuit de 200 000 places sera rentable de par les courses qu'il abritera, pas seulement pour la Formule 1, puisqu'il pourra accueillir toutes le compétitions en relation avec les sports mécaniques». Pour M. Kayouche, il ne sera pas seulement question de sport, mais aussi de tourisme.«La région de Tipasa est connue pour ses sites touristiques. L'Algérie est aux portes de l'Europe. On prévoit donc une affluence étrangère à longueur d'année, notamment des amateurs des sports mécaniques, qui préféreront l'Algérie pour sa proximité avec le vieux contient, ses sites touristiques et tout ce qu'elle offre.» Un projet ambitieux et inédit qui laisse rêveur son concepteur, qui attend avec impatience l'accord final des hautes autorités du pays, pour réaliser un rêve, celui d'assister au premier Grand Prix de Formule 1 en terre africaine, en Algérie.


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