Alger - Revue de Presse

Le pétrole, l'or et la Banque d'Algérie



Le pétrole et l'or, les deux matières premières les plus prisées, ont franchi vendredi, sur le sillage d'événements géopolitiques inquiétants, des niveaux historiques. L'or, l'une des matières premières les plus prisées sur le marché des métaux de Londres, a atteint les 867,20 dollars l'once (33,3 grammes environ). C'est un record historique depuis 1980, selon des courtiers sur le London Bullion Market. En un an, l'once d'or a progressé de plus d'un tiers. Se maintenant depuis des mois à quelques dollars de son record de 850 dollars l'once remontant à 1980, elle l'a pulvérisé depuis mercredi dernier. Selon des analystes de marché, l'or, une valeur refuge sûre en périodes de crises politiques, profite de son statut de bouclier contre l'inflation. Le cours du métal jaune a également profité de la hausse des prix du pétrole, propulsés mercredi pour la première fois au niveau symbolique des 100 dollars le baril. Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer cette hausse vertigineuse de l'or, notamment la tension au Pakistan après l'assassinat de Benazir Buttho, ou l'impasse politique au Kenya, pays producteur. Les prix du métal jaune devraient, en Algérie, connaître également une hausse sensible, autant l'or fin 22 carats que celui «cassé» à 18 carats. Pour l'heure, la Banque d'Algérie suit ce mouvement haussier des cours de l'or, agissant seulement au niveau du marché des devises. D'autre part, les cours du pétrole terminent la semaine sur des niveaux historiques également. Les cours du pétrole brut avaient atteint vendredi la barre des 100 dollars, avant de se replier sur les marchés asiatiques et européens sur des prises de bénéfices. Le léger américain «light sweet crude» coté à New York est monté en séance jusqu'à 100,09 dollars, un record absolu, effaçant des tablettes les 100 dollars établis la veille. Il s'est replié à la clôture sur des prises de bénéfices à 99,18 dollars, en baisse de 44 cents, selon des courtiers. Les cours de l'or noir on notamment été poussés par une conjonction de facteurs, parmi lesquels une demande forte, un dollar faible et des tensions géopolitiques dans des zones stratégiques pour les marchés pétroliers. La frénésie qui s'est emparée sur le marché pétrolier et des métaux précieux, avec des prises de bénéfices impressionnantes, a cependant provoqué une déprime au niveau des principales places boursières, notamment Tokyo, New-York ou Paris, les investisseurs préférant laisser passer «la bourrasque». Mais, la hausse à plus de 100 dollars le baril de brut fait ressurgir en Europe de nouvelles tensions sociales quant à la gestion des surcoûts des prix à la pompe. Une situation provoquée plus par» des mouvements spéculatifs sur les marchéspétroliers que par une réelle baisse de l'offre», estiment des spécialistes, une explication d'ailleurs partagée par le directeur de la revue Pétrostratégies. Et, pour la plupart des stratégistes, les cours de l'or noir sont entrés dans une phase structurelle d'où ils ne peuvent plus descendre au-delà des 75 dollars/baril.
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