Alger - Revue de Presse

Le personnel d'Air Algérie particulièrement exposé au risque de propagation de la grippe A



Lamia est hôtesse de l'air au sein de la flotte d'Air Algérie. A ce titre, elle effectue beaucoup de vols internationaux, ce qui est pour elle synonyme d'exposition à la grippe porcine, faisant d'elle et de ses collègues des « porteurs potentiels de premier plan du virus H1N1 ». « Là, je rentre de Djeddah et on sait que les hadji sont une population très exposée au virus » témoigne-t-elle. « J'ai également fait récemment les vols Alger-Khartoum qui transportaient les supporters de l'équipe nationale, ce qui constitue un facteur de contamination. Ajoutez à cela que nous desservons régulièrement les capitales européennes et africaines. Tout cela fait que nous sommes très exposés à la grippe porcine », ajoute-t-elle. Malgré cette situation, déplore Lamia, la compagnie Air Algérie ne semble pas avoir pris toutes les mesures nécessaires afin de mettre ses équipages à l'abri d'une contagion. « Je ne m'inquiète pas tant pour moi que pour ma famille. Nous sommes nous-mêmes un facteur à risque. Je me culpabilise à l'idée de contaminer mes parents ou mes frères et s'urs. Nous sommes constamment en contact avec les passagers, dans des espaces confinés et cela favorise la contagion », souligne Lamia.Les compagnies aériennes sont connues pour être très à cheval sur la sécurité et leurs précautions, en l'espèce, n'en finissent pas. En témoignent tous les gestes-clés inculqués aux passagers pour conjurer le pire en cas de catastrophe aérienne. Mais y a-t-il des consignes de prévention spéciales H1N1 ' « A bord, nous avons une trousse 'grippe porcine'. Les consignes sont de mettre le masque au passager suspecté d'être porteur de menace virale et de le placer en quarantaine. Mais nous, personnel naviguant, nous n'avons aucune protection. Il est impensable par exemple de faire le vol de Djeddah sans masque », dit-elle. Pourtant, la compagnie Air Algérie diffuse volontiers dans ses vols les communiqués du ministère de la Santé, relatifs à la prévention contre la grippe A. « On essaie d'être vigilants. Maintenant, quand je vois quelqu'un tousser à bord, tout de suite je pense au masque. Je l'ai fait dernièrement en revenant de Khartoum. Un passager avait des signes de grippe, probablement la grippe saisonnière, j'ai aussitôt alerté le chef de cabine. Le gel hydro-alcoolique, je l'utilise depuis longtemps parce qu'un avion, après tout, c'est sale. Moi je suis pour la généralisation des masques sur tous les vols. Les passagers comprendront que c'est dans l'intérêt de tous », conclut Lamia.
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