Alger - Revue de Presse

Au Canada, il a produit de fortes allergies : Quel effet aura le vaccin de GSK en Algérie '



Le vaccin contre la grippe A (H1N1) acheté par l'Algérie est l'Arepanrix, mis au point par le laboratoire canadien de Glaxo Smith Kline (GSK). Ce vaccin, qui est inoculé au Canada depuis la fin du mois d'octobre, a provoqué 36 cas de chocs anaphylactiques, notamment des poussées de forte fièvre et des réactions allergiques graves, dont un cas mortel. Suite à ces réactions, « peut-être favorisées par une concentration plus importante de protéines », un lot « suspect » de 170 000 doses a été suspendu pour des analyses par GSK. « Ces phénomènes d'effets secondaires sont tout à fait normaux. Ils arrivent très souvent, et ce, pour n'importe quel vaccin ou solution médicamenteuse », commente un professeur en pharmacovigilance. Selon ce dernier, trop peu d'informations cliniques sont disponibles quant à l'Arepanrix pour établir une appréciation du rapport bienfaits/risques. « Il faudrait d'abord que nous le voyions pour juger. Ensuite, observer les résultats sur le terrain. Nous ne pourrons nous prononcer qu'à partir de le semaine prochaine, quand nous aurons tous les éléments en main », ajoute le professeur. « Les effets varient d'une population à une autre, d'un pays à un autre.L'on ne peut, pour l'heure, pas comparer entre les deux situations », explique-t-il. Ainsi, ce qui suscite tant d'appréhensions est que cette préparation est inédite, préparée à la hâte et avalisée par les autorités sanitaires internationales et locales, pour « parer au plus urgent », et faire face à cette pandémie de grippe A(H1N1). « Nous ne disposons pas encore du recul nécessaire quant à ce produit, et, faute de temps, tous les essais n'ont pas été effectués. Tout particulièrement en ce qui concerne l'adjuvant utilisé pour l'Arepanrix », estime l'expert en pharmacovigilance. Un adjuvant est un produit dit inerte, qui, ajouté au vaccin, stimule la réaction immunitaire, et de ce fait, renforce la fabrication d'anticorps.Dans ce cas de figure, l'adjuvant utilisé, l'AS03, contient, entre autres, du squalène, substance vraisemblablement interdite aux Etats-Unis. « C'est la première fois que cet adjuvant est utilisé dans un vaccin, et son utilisation n'a jamais été proprement testée », affirme le professeur, et l'on ne connaît donc pas ses effets sur certains organismes, comme les enfants en bas âge ou les femmes enceintes. Et, en se référant à la fiche technique établie par le laboratoire pharmaceutique, « on ne dispose d'aucune donnée clinique sur tout vaccin antigrippal contenant l'adjuvant AS03 », et ce, pour les sujets âgés de 0 à 17 ans, ainsi que pour les femmes enceintes. Pour lesquelles, d'ailleurs, un vaccin sans adjuvant, mais en deux doses, a été élaboré et utilisé par des pays comme la France.
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