Alger - Revue de Presse

Le nouveau gouvernement français connu Pour Alger,  un ministre d'Etat comme interlocuteur



La composition du nouveau gouvernement français a été rendue publiquehier. Conduite par le Premier ministre François Fillon, la nouvelle équipe comptequinze ministres et quatre secrétaires d'État. Sans surprise, les proches deNicolas Sarkozy occupent les postes clés. Poids lourd de la droite, Alain Juppéest nommé ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durable.A ce poste, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac sera l'un desprincipaux interlocuteurs d'Alger dans le nouveau gouvernement. Il aura eneffet notamment à gérer les négociations qui s'annoncent très difficiles surles questions de la coopération énergétique. Ces dernières seront, selon lesspécialistes, l'un des enjeux majeurs des relations entre les deux pays dansles prochaines années. Autre poids lourd de l'UMP, Michèle Alliot-Marie quitte le ministère dela Défense pour celui de l'Intérieur aux compétences allégées des questions del'immigration. C'est Brice Hortefeux, à la tête du très controversé « ministrede l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et duCo-développement », qui s'occupera du dossier, en étroite collaboration avecNicolas Sarkozy qui va s'impliquer personnellement dans la gestion de ce quiconstitue l'une des priorités de son quinquennat. Initialement, le poste auraitété proposé à Rachida Dati. Mais, d'origine algéro-marocaine, elle auraitrefusé la proposition sans doute de crainte de voir sa cote de popularitéchuter auprès des populations d'origine arabe, en France et à l'étranger, quivoient d'un très mauvais oeil cette initiative de Nicolas Sarkozy. RachidaDati, magistrate de formation, hérite du poste de ministre de la Justice.Considéré comme la caution sociale de Nicolas Sarkozy, le centriste Jean-LouisBorlo occupera le poste de ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi.La surprise vient de la nomination de Bernard Kouchner au poste de ministre desAffaires étrangères. La désignation de ce proaméricain qui fut notamment leseul partisan en France de la guerre en Irak marque une véritable rupture avecla politique pro-arabe de Jacques Chirac. Le Parti socialiste, en proie à des tensions internes depuis la victoirede Nicolas Sarkozy, a sévèrement critiqué la composition du nouveaugouvernement. Son premier secrétaire François Hollande, après avoir annoncél'exclusion de Bernard Kouchner du parti, a qualifié la nouvelle équipe de «gouvernement de droite avec des figures emblématiques de droite : FrançoisFillon, ministre des réformes qui ont mis le plus de monde dans la rue; AlainJuppé, le premier ministre de Chirac : Christine Boutin, traditionaliste etconservatrice qui s'était opposé au PACS; et Michèle Alliot-Marie, ancienneprésidente du RPR. Cela ne laisse pas de doute, sur son identité de droite,ajoute M. Hollande, et son orientation d'une droite décomplexée où l'on vachercher ceux qui n'ont pas de complexe - Kouchner —, ou celui qui n'a plus detabou, - Eric Besson. » Ce dernier, après avoir travaillé aux cotés de SégolèneRoyal pendant plusieurs mois, avait rallié Nicolas Sarkozy à quelques jours dupremier tour. Une attitude qualifiée de trahison par les socialistes. Pour sapart, le principal syndicat de travailleurs, la CGT, a dénoncé « la forteconcentration des pouvoirs autour du président de la République et de soncabinet, qui consacre une présidentialisation de fait sans contre-pouvoirsnouveaux».
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