Le Parti des travailleurs (PT) a célébré, hier à Alger, le 31e anniversaire de sa création, fin juin 1990. Une occasion pour la secrétaire générale du parti, Louisa Hanoune, de revenir sur l'histoire de sa formation et d'aborder l'actualité politique du pays. Elle a dénoncé les attaques contre le multipartisme qui se sont multipliées ces derniers temps.Karim Aimeur - Alger (Le Soir)- Mme Hanoune n'a pas tardé, à l'entame de son discours d'ouverture, en présence de représentants de partis politiques et d'organisations syndicales, à aborder la situation politique brûlante du pays.
Elle a commencé par évoquer la situation des libertés démocratiques avec l'incarcération du coordinateur du MDS, Fathi Ghares, en raison de ses déclarations politiques, et d'un autre cadre du même parti. Pour elle, les chefs d'inculpation dans le cas de Fethi Ghares sont «étonnants» et «confirment que le système qui n'a pas changé est atteint de folie à cause de sa crise mortelle».
Elle a dénoncé également l'incarcération des autres détenus d'opinion.
Rendant hommage aux fondateurs décédés du PT au lendemain de l'ouverture démocratique, l'oratrice a expliqué que le parti a décidé de célébrer son anniversaire pour trois considérations. A savoir la non-célébration du 29e anniversaire du parti à cause de son incarcération en 2019, le confinement sanitaire de 2020 qui a empêché le parti de marquer son 30e anniversaire et l'attaque sans précédent qui cible le multipartisme.
Pour elle, cette attaque contre le multipartisme qui est le fondement de la démocratie se traduit par «la répression des dirigeants des partis politiques et des organisations de la société civile, les menaces de dissolution des partis, l'ingérence dans leurs affaires et par la volonté apparente du pouvoir de remplacer le multipartisme par une société civile factice et apolitique». La patronne du PT a affirmé que la révolution du 22 février a secoué le système politique mais aussi le système impérialiste mondial qui est venu en 2019, a-t-elle dit, au secours du système qu'elle accuse d'avoir «instrumentalisé la crise sanitaire pour faire passer des lois antidémocratiques visant à restreindre l'activité politique et contrôler les médias avant d'aboutir à l'interdiction des marches populaires».
Pour elle, l'intention du pouvoir, en instaurant le confinement sanitaire, était de confisquer les libertés démocratiques afin de sauver le système. Dans ce contexte, elle a appelé à la libération de tous les détenus d'opinion.
Même l'économie nationale est entrée dans une récession mortelle à cause de ce confinement, a soutenu l'oratrice, avant de souligner que la crise est structurelle.
K. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Aimeur
Source : www.lesoirdalgerie.com