Pour le Rassemblement pour la culture et la démocratie, la crise de l'eau qu'endure le pays ces jours-ci n'est que la conséquence logique d'une «faillite» du pouvoir dans la gestion des réserves stratégiques de l'eau des barrages et des nappes phréatiques.Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Une faillite «sans appel», note le parti dans un communiqué sanctionnant la réunion mensuelle de son secrétariat national, hier, pour qui la crise de l'eau prend des «proportions inquiétantes dans tout le pays, et plus particulièrement à Alger où des quartiers entiers sont privés d'eau potable».
Et pourtant, relève le RCD, nous ne sommes «qu'au début de l'été», regrettant que «face à la colère des habitants, contraints parfois de couper des routes en pleine nuit pour se faire entendre, les pouvoirs publics n'ont rien trouvé de mieux pour détourner le regard sur leur gestion calamiteuse que d'accabler les propriétaires des stations de lavage de voitures et les habitants des rez-de-chaussée des immeubles».
Et de faire remarquer que «l'irresponsabilité du pouvoir et son incompétence sont avérées dans le peu d'investissement dans la promotion d'une politique hydrique intégrée malgré l'embellie financière des deux dernières décennies».
Sur un tout autre plan, l'exécutif du RCD relève qu'à quelques jours de la clôture de l'année universitaire, «force est de constater que l'université algérienne enregistre deux années consécutives de contre-performance, conséquence de la crise sanitaire et d'une gestion catastrophique basée sur le bricolage». Pour le parti que préside Mohcine Belabbas, «l'enseignement en mode distantiel (virtuel), sans moyens didactiques et sans interactivité, est réduit à l'envoi de cours sous forme de fichiers PDF, des liens ou des notes manuscrites scannées alors qu'une bonne partie des étudiants ne dispose pas de matériel ni de connexion internet à débit suffisant pour suivre les cours à partir de chez eux ou des résidences universitaires».
Pas que cela, puisque «les examens en ligne se font dans des conditions où l'enseignant n'a aucun moyen d'identifier l'étudiant examiné», alors que «les volumes horaires des matières en présentiel, du fait de l'enseignement par vagues, ont considérablement diminué et aucun des programmes d'enseignement prévus n'a pu être achevé».
Ce qui fait dire au parti «qu'encore une fois, l'université est amenée à délivrer des diplômes dévalorisés sans contrepartie en termes de savoir et de connaissances requis».
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com