Le statut du journaliste bientôt débattu à l’APN
Le ministre de la Communication, Abderrachid Boukerzaza, a laissé entendre, hier, que le Fonds d’aide à la presse, estimé à 80 milliards de centimes et gelé depuis quelques années, sera «réactivé» prochainement.
Ce fonds sera utilisé pour amé-liorer les «conditions de travail» jugées «très pénibles», par le ministre lui-même, en visite, hier, à la Maison de la presse où il a débattu de divers sujets ayant trait à la profession, celui notamment du statut particulier. Le porte-parole du gouvernement a soutenu que le Fonds d’aide à la presse «n’a pas été gelé» comme on le laisse entendre à travers certains écrits de presse. Il sera orienté vers «l’amélioration des conditions de travail», la «formation des journalistes» et enfin pour permettre une «meilleure diffusion de la presse nationale». Il ajoutera ensuite que ce fonds pourrait être destiné aux nouveaux diplômés en journalisme à créer leur «propre journal» pendant une durée qui reste à déterminer. «Mais, tient-il à souligner, je reste persuadé que l’Etat cessera, un jour, de venir en aide à la presse».
Il évoquera également le sujet qui tient à cœur l’ensemble de la profession, à savoir le statut particulier du journaliste. Le ministre révélera que le texte, qui a été débattu par les journalistes, est aujourd’hui au niveau du secrétariat de la chefferie du gouvernement et que son inscription au menu de l’Assemblée nationale se fera dès son examen en Conseil de gouvernement et, enfin, au Conseil des ministres. Il apportera des précisions utiles quant à son élaboration puisqu’il indiquera, lors d’une rencontre avec les journalistes, que le texte a été «transmis à l’ensemble des rédactions» pour y être éventuellement «enrichi», mais que seuls «quelques titres ont daigné répondre».
Ce texte, qui a été élaboré en concertation avec le syndicat national des journalistes (SNJ), sera soumis aux parlementaires dans «les mois qui viennent», selon le ministre qui a évité de donner une date précise. Il se contentera de dire que le statut particulier des journalistes est «un pas positif» pour la presse nationale du moment qu’il «protégera le journaliste en lui garantissant des droits». Le ministre a également abordé la question liée à «l’accès aux sources» et dira que son département y travaille d’arrache-pied pour «arriver à concilier le droit de chaque citoyen à obtenir une information et le devoir de l’Etat à s’ouvrir davantage à la société».
D’autres questions liées, entre autres, à la dépénalisation du délit de presse et notamment les poursuites judiciaires contre les journalistes, et de l’ouverture du secteur de l’audiovisuel au privé, ont été soulevées par la corporation. Concernant ce dernier point, le ministre affirmera que l’Algérie «procédera tôt ou tard à son ouverture» sans pour autant donner des indications précises. Il affirmera néanmoins que l’Algérie «n’est pas le seul pays dans le monde à refuser de s’ouvrir au secteur privé», citant à titre d’exemple la Chine et la Corée du Nord.
Saïd Farhi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com