Alger - Revue de Presse

Le ministre de l’Enseignement supérieur rassure



«Il y a de la place dans les universités» Quel que soit le nombre des nouveaux bacheliers, cela ne devrait pas poser de problème au sein des universités. C’est ce qu’a expliqué, avant-hier soir, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Pour Rachid Haraoubia qui était l’invité du Forum de l’ENTV, «les universités sont toutes prêtes à accueillir l’ensemble des nouveaux bacheliers, quel qu’en soit le nombre». Il met ainsi fin aux inquiétudes selon lesquelles les universités sont surpeuplées et ne sont plus en mesure d’accueillir l’ensemble des bacheliers qui rejoindront les amphithéâtres durant la prochaine rentrée. Il faut dire que le problème des places pédagogiques au sein des universités s’est posé avec acuité aux nouveaux étudiants durant les années précédentes. En effet, les universités continuaient de recevoir un nombre important d’étudiants sans pour autant gagner en espace. Les propos du ministre de l’Enseignement supérieur, rassurants au sujet des places pédagogiques qu’offrent les universités, supposent que les pouvoirs publics sont conscients du problème et ont entrepris de le régler. Aussi, en évoquant la prise en charge des universitaires, le premier responsable du secteur abordera plusieurs aspects. «La bourse universitaire ne devrait pas être dissociée des autres aspects de la prise en charge des étudiants qui coûte à la collectivité quelque 190.000 DA par étudiant et par an», a-t-il expliqué, arguments à l’appui. Sur la problématique de la fuite des cerveaux, Haraoubia a noté que «de nombreux étudiants ayant bénéficié d’une bourse d’études à l’étranger en post-graduation ont regagné le pays». Dans le même ordre d’idées, il parlera des dispositions et des mesures prise récemment pour encourager le retour des compétences nationales établies à l’étranger depuis des années, à savoir le statut particulier de l’enseignant universitaire qui comprend d’importantes améliorations liées, notamment, aux compensations dont le taux sera fixé par une commission mixte. Sur ce chapitre, le ministre a indiqué que cette démarche vient s’ajouter aux nombreux acquis réalisés par le secteur et les représentations syndicales à travers les statuts particuliers déjà en vigueur. Répondant à une question sur le système LMD (Licence-Master-Doctorat), le ministre a réaffirmé que le diplôme est reconnu à l’étranger. Et pour preuve, les 20 étudiants, lauréats de la première promotion du système LMD, ayant bénéficié d’une bourse pour des études en Master, ont tous été acceptés dans des universités à l’étranger. Sur la problématique des infrastructures universitaires prévues dans le programme quinquennal, le ministre a assuré qu’en dépit de la hausse des prix des matériaux de construction, «aucun retard ne sera enregistré, d’autant que les travaux de la plupart de ces infrastructures ont été lancés durant les premières années de la réforme». Il évoquera les grandes lignes du programme quinquennal et rappellera les objectifs escomptés par le secteur. Il s’agit notamment, a-t-il précisé, de hisser l’université algérienne au rang des universités mondiales à travers un encadrement de qualité des enseignants et la modernisation des programmes et des techniques d’enseignement. Quoi qu’il en soit, le ministre veut que son secteur soit mis en valeur et il ne manque pas de l’évoquer clairement.   Samira Illoul
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