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Le ministère de la Santé persiste sur la disponibilité du médicament



Le ministère de la Santé persiste sur la disponibilité du médicament
Le ministère de la Santé affirme n'avoir fait aucun retard dans la délivrance des programmes d'importation des produits pharmaceutiques. Dans cette polémique, le département qui oppose un démenti catégorique aux alertes de pénurie préfère jeter la balle dans le camp des opérateurs qui refuseraient d'apporter les modifications nécessaires à leurs dossiers.Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Les annonces sur la pénurie de médicaments ne sont que des rumeurs, continue de répondre le ministère de la Santé. Invitée hier par la Radio nationale Chaîne 3, Bedra Benkedadra, conseillère au cabinet du ministère de la Santé, qui s'exprimait sur le sujet, a affirmé que la majorité des programmes d'importation ont été délivrés aux opérateurs depuis le mois de décembre. Les programmes n'ayant pas encore été signés, dit-elle, attendent leurs opérateurs afin d'apporter les modifications qui leur sont exigées pour compléter leurs dossiers. «Nous n'avons pas délivré les programmes tardivement puisque la majeure partie a été libérée en décembre dernier, mais pour le reste, nous avons demandé des modifications comme une baisse de prix ou de quantité, mais les opérateurs résistent.La délivrance dépend de la célérité des opérateurs à apporter les modifications demandées par l'administration du ministère», a précisé l'invité de la rédaction.A comprendre que le ministère de la Santé a accompli son travail et s'il y a retard, cela incombe aux opérateurs eux-mêmes. Or, ces derniers attestent de leur côté n'avoir reçu aucune demande de modification qui expliquerait ce blocage. Qui dit vrai ' L'invitée de la radio s'étonne aussi des annonces de pénurie tandis que les opérateurs sont censés disposer d'un stock de sécurité de six mois et que la majorité des programmes sont déjà livrés. Une annonce qui ne tient pas la route, selon elle. N'ayant pas encore épuisé ce stock, souligne-t-elle, les opérateurs ne peuvent pas alerter d'une quelconque pénurie à partir du mois d'avril.Au ministère de la Santé, poursuit-elle, «nous sommes sereins». Ce n'est pas le cas, encore une fois, du côté des opérateurs qui, n'ayant pas reçu depuis le mois de mai dernier les avenants pour l'année 2016, affirment avoir déjà épuisé leurs stocks de sécurité.N'accusant personne directement, l'intervenante s'interroge : «A qui profite cette désinformation '» Elle trouve, néanmoins, inadmissible que les producteurs s'y mettent aussi de la partie pour parler de pénurie. «Nous avons mis en place des mécanismes pour encourager et aider la production nationale de sorte à assurer la disponibilité des produits, le producteur n'a pas le droit de m'annoncer une rupture car dans ce cas, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond et l'on se demande si nous nous sommes trompés de politique et de choix», estime cette responsable qui se demande si réellement ces producteurs disposent finalement de capacités de producteurs ' Ceci amène Mme Benkedadra à penser que ce dispositif d'approvisionnement du marché de médicaments est arrivé à essoufflement.A ce propos, elle a annoncé la révision de la totalité de ce dispositif d'approvisionnement. «Nous avons passé de l'importation à la production pour couvrir le marché et c'est le producteur qui crie à la rupture, nous leur donnons des parts de marché qu'ils n'assurent pas, ce n'est pas normal et cela conforte notre décision à réviser le dispositif dans toute sa composante», a indiqué l'invité de la radio.Cependant, il faut savoir que si les producteurs ont aussi alerté sur le problème de pénurie, c'est parce que eux aussi n'ont pas reçu les programmes d'importation de la matière première. D'où le blocage dans la production locale.
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