
Farid Bentoumi est un acteur, réalisateur et scénariste franco-algérien. Good Luck Algeria (2015) est sa dernière réalisation, nominée au Festival international de comédie de l'Alpe d'Huez 2016, présentée, jeudi dernier, en avant-première au théâtre romain de la ville de Guelma. En marge de la projection, il se prête aux questions d'El Watan.Que représente pour vous la projection en avant-première de Good Luck Algeria en Algérie et à Guelma en particulier 'Je ne pouvais espérer mieux. Le théâtre antique de ville de Guelma est un lieu extraordinaire. Depuis le 30 mars, date du lacement de Good Luck Algeria, nous avons réalisé plus de 200 000 entrées en France et une bonne critique dans les médias. Michel Drucker a lancé «One Two Tri viva l'Algérie», c'est dire combien ce film est porteur de message positif.Une image positive de l'immigration. C'est un film que j'ai fait pour le public français. Pour que les Algériens et les Français prennent conscience qu'on peu être Algérien et Français. Etre binational. Ça serait super que mon film soit projeté à la TV nationale algérienne pour toucher le maximum de spectateurs algériens.Quel message vous voulez transmettre aux Algériens et Algériennes, précisément aux binationaux 'Qu'ils n'ont pas à se justifier et que les choses sont plus simples que l'on ne le dit. Qu'ils apprennent à être fiers des deux nationalités. La mixité est une richesse. Deux cultures, française et algérienne, peuvent se comprendre. A la base, les liens familiaux sont très importants.Quel rôle, selon vous, peuvent avoir les binationaux, dans la construction d'éventuelles passerelles (culturelle, économiques, sport ?), entre les deux pays 'D'abord il y a un travail qui doit s'effectuer à l'intérieur de la cellule familiale. C'est dans l'épanouissement d'un couple mixte que les enfants doivent grandir et s'affirmer et après les passerelles entre les deux pays peuvent être lancées quelles soient économiques, sportives, culturelles? le meilleur ambassadeur entre deux pays c'est le binational parce qu'il porte en lui deux cultures qu'il assume pleinement. C'est très important. J'ai voulu à travers mon film issu d'un fait réel, la participation, en 2006, de mon frère, sous les couleurs algériennes, aux Jeux olympiques d'hiver de Turin, d'inviter les spectateurs à vivre ce moment fort.Un regret lors du tournage 'Oui, j'aurais voulu tourner un peu plus en Algérie. Les compagnies d'assurances n'ont pas voulu nous couvrir en Algérie pour des raisons sécuritaires coïncidant avec l'enlèvement et le meurtre d'un randonneur français par un groupe terroriste. Donc, une seule journée mais qui a permis à beaucoup de Français de découvrir Alger. Le reste du tournage, notamment pour les scènes du bled, a été réalisé près de Marrakech pendant six jours. Nous avons dû faire croire que nous étions en Algérie. En absence de neige en France, nous avons dû aller en Italie, en Autriche. Soit 37 jours de tournage pour 1 heure et demie de film.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Dadci
Source : www.elwatan.com