La fête du Mouloud devrait se passer, pour la première fois, sans pétards ni autres explosifs. Bonne ou mauvaise nouvelle, c'est selon !Mais ce dont on est sûr, c'est que le marché de Djamaâ Lihoud, situé sur l'actuelle rue Ali Amar, véritable plaque tournante du commerce de produits pyrotechniques, n'existe plus. Durant les précédentes années, ce bazar informel, éradiqué depuis quelques semaines, changeait d'activité près d'un mois avant cette fête religieuse. Les étals proposant des vêtements pour hommes étaient sous-loués et leurs propriétaires changeaient de créneau.
Ce marché de gros de toutes sortes de produits pyrotechniques desservait tout Alger et même les wilayas limitrophes. A l'approche de la fête, il restait en service H24. Cette année, les policiers, mobilisés par les services de la wilaya, sont intransigeants sur la moindre forme de commerce anarchique, et la situation n'est pas près de changer dans les prochains jours qui nous séparent du Mawlid El Nabaoui. Les conséquences de l'éradication de ce marché informel se font d'ores et déjà, sentir. Sinon comment expliquer l'absence quasi- totale d'explosions stridentes et autres jouets que l'on percevait un peu partout à travers la capitale.
A moins que les vendeurs ne puissent trouver un autre endroit pour écouler leur marchandise, on est en mesure d'affirmer que l'éradication de ce bazar permettra aux citoyens de passer la fête dans le calme. Le commerce de ces produits, bien qu'interdit par la loi, a toujours été exercé dans l'impunité la plus totale. Faut-il préciser que ce marché est situé à quelques mètres d'un commissariat de police, mais sans que les vendeurs soient inquiétés. Ces derniers temps, une volonté délibérée d'opérer un nettoyage des points noirs du centre d'Alger a été manifestée.
De nombreux commerces anarchiques, des lieux infects ou délaissés ont été assainis. Mais cela n'est pas dirigé spécialement contre le commerce de ces produits, à l'origine de moult accidents graves (blessures et incendies). Les autorités publiques ont de tout temps exprimé leur volonté de s'attaquer à ces produits et mis en garde contre leur dangerosité, en indiquant les quantités saisies et le nombre de victimes enregistrées.
Bizarrement, l'on ne s'est jamais résigné à appliquer la loi, ou du moins à s'attaquer à l'endroit, bien qu'identifié, pourvoyeur de véritables «explosifs». Ainsi, tout compte fait, cette année ce sera l'exception, et les familles algériennes devraient se contenter de bougies et autres produits vendus moins cher et présentant le moindre danger.
D'ailleurs, les quelques commerces proposant ces produits sont tous légaux. C'est dire que les produits pyrotechniques, étant introduits illégalement, ne sont vendus que par les trabendistes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel G
Source : www.elwatan.com