Alger - Revue de Presse

Le Ghana et la Guinée rejoignent la Côte d'Ivoire en quarts de finale



Le Ghana, qui termine en tête du groupe A avec un carton plein, c'est la logique qui est respectée au pied de la lettre. Depuis la nuit des temps, un club ou une sélection qui reçoit sur ses terres bénéficie de plusieurs paramètres favorables: le terrain et ses repères, le public, l'ambiance créée par les précédentes victoires et, évidemment, un arbitrage un poil défavorable aux adversaires. Le Maroc, qui possède pourtant un très bon effectif de joueurs aguerris, n'avait aucune chance contre ce Ghana qui a conservé l'ossature de l'équipe ayant fait bonne impression il y a dix huit mois au Mondial 2006. Face à la crème du football mondial, les Black Stars ont répété leurs gammes, parvenant à battre la République Tchèque, une valeur sûre du continent européen. Physiques et techniques à la fois, les Ghanéens, avec leur jeu résolument tourné vers l'offensive, se sont créé beaucoup d'occasions face à un onze marocain qui n'a résisté que vingt-cinq minutes avant d'encaisser le premier but. Les hommes d'Henri Michel étaient-ils convaincus qu'ils avaient des chances de contrer les Black Stars ? Sur leur production, on répondra par la négative à cette question. Car enfin, on a bien constaté la pauvreté du jeu collectif et le manque d'enchaînements dans les actions où, d'abord, on n'a pas vu une organisation tactique bien définie. En dépit de quelques passes réussies, le football produit par les Marocains a manqué de variété, de rythme et de percussion. Exactement en fait, ce qu'il y avait dans le camp ghanéen. Les deux attaquants de pointe marocains Chamakh et Hadji n'ont pas coordonné leurs mouvements et sont tombés dans le piège du hors-jeu tendu par une défense ghanéenne à qui son entraîneur Claude Leroy a demandé de jouer haut. En outre, les Marocains n'ont jamais exercé un quelconque pressing sur leurs adversaires du jour, qui purent alors s'exprimer librement, le duo Essien-Muntari étant à l'origine des deux buts sur lesquels, il faut le dire, le gardien marocain n'est pas exempt de tout reproche, même s'il s'est distingué par plusieurs arrêts décisifs. Henri Michel et ses hommes, sortis prématurément de la CAN 2008, peuvent tout à loisir cogiter sur la différence existante entre un débat amical et un match de compétition officiel. Brillants contre la France, les Marocains n'ont pas existé face au Ghana. La similitude avec l'EN d'Algérie est assez frappante, les Fennecs ayant tenu la dragée haute à l'Argentine en Espagne, avant de s'incliner à domicile contre les Guinéens ! Des Guinéens, justement, qui se sont qualifiés au second tour, et ce, malgré la très bonne tenue d'un des «poucets» de ce rendez-vous continental, la Namibie. Nous avons déjà émis des réserves sur les réelles potentialités de cette équipe guinéenne et l'absence de son capitaine Feindounou, pour importante quelle soit, ne saurait servir d'excuse à cette prestation moyenne. Et ceux qui disent que le score à la mi-temps du match Ghana-Maroc les aurait incités à freiner leur ardeur, se trompent. Exceptées les dernières minutes où ils tenaient le point de la qualification, les Guinéens ont tout tenté pour arracher la victoire. Un bon adversaire bien organisé et...leurs limites actuelles ont en décidéme autrement.
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