Alger - Revue de Presse

Le département d’Etat inquiet de la vague d’attentats en Algérie



Le «Travel warning» des USA passe au rouge La dernière mise à jour du fameux «Travel warning» (conseils aux voyageurs) des USA à l’endroit de leurs ressortissants résidant en Algérie ou s’y rendant, est un concentré d’inquiétudes et de peur... Les derniers attentats semblent avoir effarouché le gouvernement américain qui, via son ambassade à Alger, signale que «la crainte du terrorisme et les attentats posent un significatif problème de sécurité dans plusieurs régions du pays». Le département d’Etat recommande pour ce faire, aux Américains, résidents ou qui envisagent de venir en Algérie, d’observer le «maximum de prudence» dès qu’ils mettent les pieds en Algérie. La note du département d’Etat invite les voyageurs d’éviter autant que faire se peut de se déplacer à l’intérieur du pays sans escorte des services de sécurité, notamment pour les voyages touristiques dans le Sud. Le département d’Etat invite également les citoyens américains en partance pour l’Algérie d’évaluer avec «attention» les risques pour leur propre sécurité. Briefé, bien sûr, par sa représentation diplomatique à Alger, le département de Condolezza Rice cite une avalanche de risques encourus en Algérie pour les étrangers. On y trouve pêle-mêle les «petites incursions terroristes», les attaques avec des bombes, les faux barrages, les kidnappings et les assassinats «individuels et réguliers». Le Travel warning note que, depuis la fin de l’année 2007, les terroristes recourent de plus en plus aux véhicules piégés et autres opérations suicides qui constituent, lit-on, «une nouvelle tactique terroriste en Algérie». Et de citer l’attentat suicide qui a ciblé, le 11 décembre 2007, le siège du conseil constitutionnel et celui de l’ONU. Le département d’Etat signale dans cet ordre d’idées que les terroristes ne ciblent pas uniquement les zones déshéritées de l’arrière-pays mais aussi des centres urbains. Il en veut pour preuve les attentats de Hydra qui sont des attaques contre des «quartiers résidentiels où sont basées de nombreuses missions diplomatiques». Ainsi donc, pour le département d’Etat et le gouvernement américain, il pèse une réelle menace sur l’ambassade US à Alger. C’est pour cela que les personnels de la chancellerie travaillent «sous haute surveillance». Le Travel warning impose de ce fait aux officiels de l’ambassade de «limiter drastiquement leurs déplacements dans certaines régions d’Algérie». La note révèle que le gouvernement algérien a recommandé aux personnels de l’ambassade de demander la permission avant d’aller visiter la Casbah ou pour se rendre en dehors d’Alger, et ce pour pouvoir assurer leur escorte. De la même manière, le département d’Etat souligne que les voyages dans les zones «militaires», autour de Hassi Messaoud, sont soumis à autorisation du gouvernement algérien. Même concernant les déplacements dans la capitale, l’Ambassade américaine affirme que cela n’est plus possible à moins d’une «coordination avec les services de sécurité algériens». En tout état de cause, elle recommande aux visiteurs américains désirant venir en Algérie de contacter la section consulaire de l’ambassade pour «plus d’informations sur les voyages en Algérie». Par ailleurs, un numéro de téléphone «gratuit» est mis à la disposition des Américains au niveau du département d’Etat pour des informations mises à jour». Il faut noter tout de même que malgré la peur que suscitent légitimement les derniers attentats en Algérie, le gouvernement américain n’a pas pour autant jugé utile de rapatrier ses personnels diplomatiques ni même changé leurs lieux de résidence comme l’ont fait les autorités danoises qui ont mis en veilleuse leurs activités diplomatiques. Amine Makri
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