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Le danger guette les Algériens



Le danger guette les Algériens
L'heure est grave. Particulièrement grave. A tel point où le président de la République n'a pas hésité à en faire état de la manière la plus claire qui soit. Il n'a pas caché, en effet, avoir saisi «l'occasion (Journée internationale de la femme) d'informer la Nation des défis auxquels notre pays se trouve confronté du fait de la situation qui prévaut dans notre environnement régional et international». Il n'est pas dans ses habitudes d'être alarmiste. Au contraire, il a toujours eu pour souci de ne pas troubler la quiétude du peuple algérien. Mais lorsqu'il le faut, il le faut. Et là il le fallait. Dans son message du 8 mars dernier, il ne cache rien des «préoccupations liées aux difficultés du moment à nos frontières, ni l'inclination récurrente à des dérapages malvenus, commis ici et là et s'apparentant souvent à un délayage stérile». Ce qui ne veut rien dire d'autre que l'Algérie est sur deux fronts. Le front extérieur avec les conflits tout autour de nos frontières et le front intérieur avec ses divers points chauds «allumés» intentionnellement. A cela s'ajoute le discours à l'emporte-pièce d'une certaine opposition et qui cache mal l'objectif de donner de la voix à ses point chauds. Une combinaison d'événements qui ne tient sûrement pas du hasard. Comment croire au hasard lorsque des personnalités qui se vantent de faire de l'opposition politique, «sautillent» d'un point chaud à un autre pour mieux pousser aux dérapages' Des personnalités sans programme politique et sans ancrage populaire mais relayées par certains médias aux accointances connues. Comment croire au hasard lorsque des enseignants à une encablure de la retraite font du syndicalisme à la manière des «bûcherons» qui brisent toute une génération sous prétexte d'un statut particulier à revoir' Comment croire au hasard quand, à partir de Strasbourg, les «recommandations» d'un José Bové sur le gaz de schiste ressemblent aux promesses de paix et de liberté faites par Bernard-Henri Lévy, en 2011, aux Libyens' C'est à ce titre d'ailleurs que le chef de l'Etat a rappelé, dans son message, que «certains peuples...qui se sont laissés instrumentaliser par des intervenants étrangers n'ont eu d'autre résultat que des souffrances on ne peut plus douloureuses et ravageuses». Il ajoute qu'«il nous faut veiller sans relâche à renforcer le front intérieur au bénéfice exclusif de la nation, et ce pour faire face à toute tentative de déstabilisation du pays». Le président Bouteflika ne cache pas au peuple algérien que l'heure est grave. Particulièrement grave. Ce n'est pas dans ses habitudes, faut-il le rappeler. Alors direz-vous, pourquoi le fait-il cette fois' Il y répond dans le même message. Pour le front extérieur, il va de soi que c'est à l'Armée nationale populaire qu'échoit la mission de défendre le pays. Pour le front intérieur c'est différent. «Ceci relève, bien entendu, de la responsabilité de l'Etat, mais aussi de toutes les forces politiques et de chacune des citoyennes et de chacun des citoyens auxquels il incombe de redoubler de vigilance», explique le président. Tous les partis sont appelés à se mobiliser, mais également toute la société civile ainsi que tous les citoyens algériens sans exception. Le président ne fait pas l'économie d'expliquer que «cette exigence impose de transcender les divergences, les convictions et les positions politiques des uns et des autres». L'Algérie avant tout. C'est ce qu'ont fait les Français le 11 janvier dernier. C'est ce que font tous les peuples du monde lorsque leur pays est menacé. Tous unis comme un seul homme. Comme nous l'avons été durant la guerre de Libération nationale. Ce qui nous a permis de nous libérer d'une force d'occupation parmi les plus puissantes du monde. Une fois de plus, l'heure est au rassemblement, à l'union et à l'unité. Tous les petits à-côtés pourront être réglés après. Une fois les dangers écartés!


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