Le développement du marché national de l'automobile attise la concurrence
entre les concessionnaires. Depuis l'ouverture le 27 mars du Salon de
l'automobile d'Alger, les marques de voitures multiplient les offres
promotionnelles.
La concurrence ne touche plus uniquement les remises sur les prix, mais
s'étend désormais au crédit véhicule qui a le vent en poupe dans notre pays. Le
japonais Toyota a lancé pour la première fois en exclusivité avec Société
Générale Algérie le crédit véhicule sans apport initial, avec l'allongement de
la période de remboursement de quatre à cinq ans. Destinée principalement aux
gros salaires, cette «offre ponctuelle» connaît un succès, selon plusieurs
témoignages.
Elle est soutenue par la décision de Société Générale de donner le jour
même les réponses aux dossiers des demandeurs de crédit véhicule. «Le ratio
d'endettement de la banque est de 30% et la période de remboursement est de
cinq ans. Un financement bancaire à 100% du prix du véhicule est possible pour
les salaires de plus de 60.000 dinars», explique un employé de Toyota. La
nouvelle offre de Toyota concerne seulement quatre de ses nombreux modèles.
«Nous avons une forte demande sur la Yaris et la Corolla», affirme le même
agent. L'offre de Toyota est accompagnée d'un taux d'intérêt réduit de 9.2% au
lieu des 10% habituels, avec la possibilité d'un ratio d'endettement de 40%
pour les gros salaires.
«Un ratio d'endettement de 30% signifie que pour la banque, le client ne
peut pas rembourser mensuellement plus du tiers de son salaire. C'est une
mesure destinée à éviter le surendettement des ménages», explique un banquier.
Comme Toyota, Nissan tente aussi de frapper fort en ce début d'année. Le
constructeur japonais s'est également entendu avec la Société Générale pour un
financement à hauteur de 80% du prix du véhicule. L'offre est destinée
exclusivement aux professionnels: médecins, pharmaciens... Le distributeur
exclusif de Volkswagen en Algérie offre de son côté des remises exceptionnelles
pouvant aller jusqu'à 200.000 dinars, sur certains modèles. En multipliant les
offres promotionnelles, les constructeurs de voitures présents au Salon d'Alger
cherchent surtout à se placer sur un marché à très forte concurrence, après une
année 2006 marquée par le tassement des ventes des voitures neuves. Et profiter
de la fièvre du crédit véhicule qui s'est emparée des consommateurs, malgré des
taux d'intérêt élevés. L'objectif aussi est de redonner de l'importance au
Salon d'Alger, boudé cette année par certaines marques. L'Algérie prévoit
d'importer pour un montant de 1,4 milliard de dollars de voitures particulières
neuves en 2007, selon l'Association des concessionnaires automobiles algériens.
Les importations de véhicules neufs avaient régressé en valeur en 2006 après
une forte poussée en 2004 et 2005, à la suite de l'interdiction d'importer des
véhicules de moins de trois ans.
En 2006, les importations se sont élevées à 1,2 milliard de dollars,
selon Baïri. Elles avaient été de 1,9 milliard de dollars en 2005. Le parc
automobile compte 3,5 millions de voitures particulières.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Hamid Guemache
Source : www.lequotidien-oran.com