
Le conflit qui oppose depuis des semaines syndicats et ministère de l'Education nationale préoccupe et inquiète au plus haut point les parents d'élèves. Des représentants de ces associations de parents d'élèves des établissements scolaires de la circonscription d'Alger-Ouest, réunis dimanche à Alger, appellent les deux parties à «la raison» et à «privilégier la culture de la responsabilité dans toute approche de règlement».Ainsi, ces parents d'élèves expriment leur colère pour éviter que la scolarité de leurs enfants soit compromise à cause des mouvements de grève qui tendent à ne plus finir. «Devant les menaces qui pèsent sur l'avenir de nos enfants, il ne nous est plus permis de continuer à observer le silence que nous imposait le respect des différentes parties en conflit, chacune à la mesure de ses droits et de ses attributions», écrivent-ils dans une déclaration remise hier à notre rédaction. Ces associations, qui sont les premières victimes de ce bras de fer entre les syndicats et leur tutelle, n'ont pas manqué de dénoncer leur «exclusion» du dialogue initié entre les deux parties.Un dialogue sévèrement critiqué par ces associations, qui considèrent que «la manière avec laquelle il a été mené a plutôt mené à l'impasse». C'est particulièrement à la ministre, Nouria Benghebrit, que ces associations n'hésitent pas à s'en prendre, en lui conseillant de «changer sa manière de communiquer».C'est ainsi qu'à l'issue de leur réunion, ces associations ont appelé à «réexaminer toute attitude inutile et à ?uvrer en faveur d'une approche constructive dans le traitement de toute nouvelle initiative». Et d'inviter les parties en conflit à «s'engager dans un dialogue sérieux, responsable et efficace qui vise une issue favorable dans laquelle se reconnaît chacune des parties dans le seuil minimal». Les associations de parents d'élèves ont affirmé leur «indéfectible disponibilité, en tant que partenaires incontournables, à considérer toute initiative visant à mettre fin à cette situation déplorable».Les grèves observées par les enseignants à l'appel de certains syndicats du secteur de l'éducation nationale, notamment le Cnapest, ont sérieusement perturbé la scolarité des élèves dans certains établissements. Ces derniers n'ont pas raté que des cours, mais également des examens. Ce qui a fait sortir de leur réserve les parents, qui craignent que l'avenir scolaire de leur progéniture soit pris en otage.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Beldjenna
Source : www.elwatan.com