
1er Mai, à Alger, des lycéens se retrouvent impuissants devant le mouvement de grève de leurs professeurs. «Cette grève dure depuis 21 jours et nous n'en voyons pas la fin.Nous espérons un retour à la normale au plus vite. L'espoir reste vraiment minime», confie un jeune lycéen. Un candidat au bac exprime sa détresse et sa colère : «J'attends le jour du bac avec impatience. Mais avec la médiocrité de notre niveau actuel, j'ai bien peur de décevoir mes parents à la fin de l'année scolaire. On nous annonce le début des examens pour la semaine prochaine, mais la grève reprendra de plus belle juste après la fin de ces soi-disant compositions.»Un autre lycéen explique qu'il n'y a qu'un petit nombre d'élèves qui fréquentent le lycée. «Nous sommes environ 1000 élèves, et à vue d'?il il n'y en a que 20% à l'intérieur et à l'extérieur de l'établissement. Les autres prennent des cours particuliers. Mon frère et moi sommes en train de dormir. Je ne vous cache pas que l'inquiétude me tourmente de jour en jour, surtout quand j'apprends que cette grève pénalisante reprendra après les examens du deuxième trimestre», explique Fateh. Même les parents ne sont pas sans peine face à cette crise.Une mère dont les enfants sont l'un en terminale et le second en 1re année secondaire, s'inquiète : «J'ai peur pour mon fils. Il est scolarisé au lycée El Mokrani, à Ben Aknoun. Il passe son bac cette année et les compositions ont été reportées à une date ultérieure. Je ne dors plus de la nuit de peur de le voir échouer en juin. Quant au second, il est au lycée Mentouri, où la grève n'a pas eu lieu et ils ont eu cours normalement.»A Staouéli, le lycée Colonel Amirouche-Aït Hamouda, ancien établissement technique, entame sa troisième semaine de grève. «J'ai l'habitude de sortir avec mon fils le matin, lui va en classe et moi au travail. Mais cela fait trois semaines que je le laisse au lit ou à faire du sport. C'est inadmissible de compromettre l'avenir des enfants», s'indigne une mère, impuissante. A travers plusieurs wilayas, les lycéens restent agglutinés devant les portes des établissements sans savoir quand ni comment va se dénouer cette situation critique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Larbi
Source : www.elwatan.com