
Par Kader BakouIl vient de visiter le musée du Bardo et a vu le sarcophage en verre de la reine Tinhinan. Maintenant, il est debout près du portail. Il hésite sur la direction à prendre. A droite, c'est la très fréquentée rue Didouche-Mourad. A gauche, vers les hauteurs d'Alger, c'est la rue Franklin- Roosevelt, beaucoup moins fréquentée. L'homme, qui a plutôt envie de flâner, décide de prendre le chemin qui monte. Il arrive au grand virage avant le musée des Antiquités. «Les plus belles femmes sont toujours de l'autre côté de la rue», se dit-il en voyant une jeune fille en tenue de sport assise sur une chaise en ciment, de l'autre côté de la chaussée. Près d'elle, joue tranquillement un gros chien. La jeune fille est en train de distribuer de la nourriture aux chats errants du coin. Les chats «sauvages» semblent faire une confiance totale au «molosse». Ils passent même entre ses pattes et sous son ventre. L'homme continue son chemin. Une semaine plus tard, les circonstances ont fait qu'il passe par le même chemin. Une jeune fille en jeans et casquette se promène sur le trottoir d'en face. Elle tient en laisse un gros clébard. «C'est peut-être la fille de la semaine dernière», pensa-t-il. Elle s'approche de la placette. Deux chats l'ont vue, elle et son chien. Ils viennent en courant leur souhaiter la bienvenue. D'autres petits félins arrivent. La jeune fille, sous la protection du «molosse», distribue de la nourriture pour tous. La belle fille au grand cœur, le gros gentil toutou et les petits minets sont toujours de l'autre côté de la rue.K. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com