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Le cordon ombilical RELATIONS SECURITAIRES ENTRE ALGER ET WASHINGTON



Le cordon ombilical                                    RELATIONS SECURITAIRES ENTRE ALGER ET WASHINGTON
Le rapprochement sécuritaire a commencé il y a dix ans, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, à New York.
Quelle que soit la couleur du président américain qui sortira des urnes le 6 novembre prochain, qu'il soit démocrate ou républicain, la bataille contre la terreur dans le monde se poursuivra et la politique étrangère américaine ne changera pas. La perspective, que la guerre contre le terrorisme d'Al Qaîda est presque gagnée par l'Amérique, il s'agit maintenant de la pousser définitivement dans ses derniers retranchements au Sahel. Dans cette partie du monde, les responsables américains comptent, à en croire leur déclaration, sur un allié principal, l'Algérie.
Une armée expérimentée, des services de renseignements aguerris et des réseaux très puissants, les Etats-Unis ont intégré cette donne dans leur scenarii pour la région. En réalité, le rapprochement sécuritaire a été entamé il y a dix ans, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 contre les deux tours à New York. On se rappelle de la fameuse phrase lancée par l'ex-président Bush à son homologue Bouteflika: «On veut travailler avec vous.» Cette dynamique s'est accentuée depuis ces dernières années quand le monde focalisait sur la région avec l'avènement
des révoltes arabes et de la crise au Sahel.
Dans cette perspective, et pour renforcer la coopération sécuritaire, l'Administration Obama a accentué les contacts et les visites d'officiels américains à Alger. La tendance s'est accentuée depuis 2001 quand le président Obama a dépêché à Alger en janvier de la même année son conseiller principal pour la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste, John Brennan. Il s'en est suivi depuis un véritable ballet d'officiels américains à Alger qui est perçu par l'Oncle Sam comme partenaire incontournable dans le cadre de la lutte contre le terrorisme en Afrique du Nord.
La venue de M.Brennan a été suivie successivement de celles du secrétaire d'Etat adjoint, William Burns, du chef du Commandement des Etats-Unis pour l'Afrique (Africom), Carter Ham, à trois reprises, du secrétaire d'Etat-adjoint pour les Affaires du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord, Jeffrey Feltman, du sous-secrétaire d'Etat adjoint pour le Maghreb, Raymond Maxwell, du haut conseiller au Bureau des affaires politiques et militaires auprès du département d'Etat, Mark Adams, et du Coordonnateur pour le contre-terrorisme au département d'Etat, Daniel Benjamin.
Ce dernier est venu à deux reprises à Alger, pour la première réunion du groupe de contact de coopération algéro-américaine de la lutte contre le terrorisme et les questions de sécurité connexes, et pour le Forum Global de la lutte antiterroriste.
Ce ballet impressionnant a été clôturé par deux visites de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, dont la dernière en date a eu lieu il y a une semaine et qui a duré 13 longues heures. Elle a eu des discussions «approfondies» avec le Président Bouteflika sur le Mali. La secrétaire d'Etat américaine a appelé au dialogue entre Maliens. «Nous sommes convenus d'assurer le suivi de ces discussions par le biais des experts en mode bilatéral et dans le cadre de concertations avec les partenaires de la région, avec l'Union africaine, la Cédéao et les Nations unies pour essayer de trouver des solutions à ces problèmes», a-t-elle déclaré. Avec une partielle densité des rapports, il est clair que les rapports de l'Algérie avec la nouvelle administration ne sera qu'une continuité. Surtout qu'Alger et Washington se sont désormais consacrés à la lutte contre les activités ayant découlé du terrorisme comme le blanchiment d'argent, et le narcoterrorsime.
Des centaines de douaniers, de gendarmes, de militaire et de magistrats ont bénéficié de formations par des experts américains en vue de juguler ces phénomènes qui alimentent le terrorisme. La contribution de l'Algérie dans la lutte mondiale contre le terrorisme a été, par ailleurs, consacrée à travers sa participation active dans le lancement, en septembre dernier, à New York, du Forum mondial de lutte contre le terrorisme (Gctf) initié par les Etats-Unis et dont l'Algérie est l'un des membres fondateurs.
En reconnaissance de son expérience acquise non seulement sur le plan national dans la lutte contre le terrorisme mais aussi sur le plan de la mobilisation régionale notamment pour la région du Sahel, l'Algérie a été choisie par ce Forum mondial pour présider durant deux années, avec le Canada, l'un des 5 groupes de travail, qui est consacré au renforcement des capacités dans la région du Sahel.
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