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L'ultime diversion pour faire oublier le chaos LA LIBYE RECLAME LA FAMILLE EL GUEDDAFI



L'ultime diversion pour faire oublier le chaos                                    LA LIBYE RECLAME LA FAMILLE EL GUEDDAFI
Hannibal El Gueddafi - Safia-Farkash- Aïcha El Gueddafi
Encore empêtrée dans un terrible bourbier, la Libye est encore loin de constituer un havre de paix pour la famille El Gueddafi.
Engluée dans d'interminables problèmes internes, la Libye fait dans la diversion. A peine installée dans un fauteuil aussi fragile que la situation sécuritaire dans son pays, le nouveau premier ministre, Ali Zidan, se tourne vers l'Algérie pour réclamer l'extradition des membres de la famille El Gueddafi, où ils sont réfugiés. «L'Algérie est un voisin que nous respectons. Les Libyens ont aidé les Algériens dans leur lutte d'indépendance (...) Nous allons tenter de convaincre nos amis algériens de nous remettre les personnes recherchées (...) ces personnes seront mises sous la protection de l'Etat et seront traitées selon les normes internationales», a indiqué, entre autres, Ali Zidan lors d'une intervention, sur la chaîne d'information en continue, France24. L'intervenant, qui a omis de rappeler que l'Algérie, notamment à travers sa Zaouïa Senoussia, a également joué un très grand rôle dans la lutte nationale libyenne, parlait comme s'il est à la tête d'un gouvernement qui contrôle tout dans son pays. Pourtant, depuis quelques jours, la Libye fait face à une vague de protestations des citoyens de Benghazi qui demandent le retour à l'Etat fédéral d'avant l'arrivée de Mouammar El Gueddafi aux commandes en 1967.
A cela s'ajoute l'éternel problème de l'insécurité qui s'éternise dans un pays en proie à une guerre sans fin. Surtout que la majorité des groupes armés refusent, pour l'instant, de remettre les armes. De toute évidence, la Libye qui est encore empêtrée dans un terrible bourbier, ne pourrait constituer un havre de paix pour la famille El-Gueddafi. Ce ci est d'autant plus vrai que des hommes armés et autres snipers embusqués sèment la mort aux quatre coins du territoire libyen. Ainsi, cheikh Abdallah al-Foussay, un religieux de soixante dix ans, a été impunément assassiné alors qu'il se rendait à la mosquée Abou Ayyoub al-Ansari, à l'est de la Libye et, où, il était affecté par le ministère des Affaires religieuses. Signalons ici que des dizaines de responsables qui avaient des liens avec le régime du colonel Mouammar El Gueddafi, tombé il y a un an, ont été tués dans ce qui semble être des actes de représailles par des islamistes extrémistes libérés de prison. Cette vague d'assassinats, jumelée à des actes de violence et de destruction n'a pas épargné un ancien membre des Comités révolutionnaires, piliers du régime d'El Gueddafi. Il avait été assassiné dans la ville de Derna (est), un bastion des extrémistes. C'est dernier couve, rappelons le, le camp des fédéralistes libyens qui ont menacé l'actuel gouvernement de cette sentence: «Ignorer nos demandes de fédéralisme aura de graves conséquences pour l'avenir de la Libye.» Ce sont donc là des ingrédients explosifs qui pourraient mettre à mal la sécurité et l'intégrité physique des El Gueddafi et ce quelles que soient les garanties dont pourrait se gargariser l'actuel chef de gouvernement libyen. Ce n'est pas la première fois que les autorités de Tripoli demandent à l'Algérie de remettre les membres de la famille El Gueddafi. Alger a toujours refusé cette option craignant des exactions ou des actes de vengeance des nouvelles autorités. L'épouse, la fille et deux fils de l'ancien dictateur se trouvent en Algérie pour des «raisons humanitaires». Ils sont soumis à une obligation de réserve et interdits de toute intervention médiatique.
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