Les prévisions optimistes des responsables d'Algérie Télécom quant au prompt rétablissement des liaisons téléphoniques coupées conséquemment à l'incendie qui a ravagé les sous-sols de la Grande Poste, sont en passe d'être contrariées sur le terrain. Trois jours après l'incident, le rétablissement des réseaux est loin d'atteindre la proportion des 90% annoncés. Les banques, des organes de presse, le port d'Alger, les administrations, les cybercafés, les taxiphones et des milliers de particuliers étaient coupés du monde jusqu'à hier en fin de journée. Et les alentours de la Grande Poste, lieu du sinistre, continuent d'être régulés au rythme des travaux de restauration. Â Le ministre de la Poste et des Technologies de l'Information et de la Communication, M. Boudjemaâ Haïchour, en visite sur les lieux, a imputé la responsabilité de l'accident à une négligence humaine. Il le dit certes pour écarter la thèse de l'acte criminel mais cela fait penser aussi à la qualité de la gestion des services d'AT qui n'ont pas su prévenir un tel incendie en pensant un peu plus à l'entretien des installations. Â D'autant qu'il s'agit d'un complexe téléphonique auquel sont raccordés des ministères de souveraineté. Sans compter le manque à gagner infligé à toutes les parties et pas des moindres. Â En attendant l'identification des responsabilités, c'est la vétusté des installations où s'entremêlent des conduites de gaz, d'électricité et de téléphone qui est en cause. «Le sinistre, qui a endommagé plus de 39.000 lignes téléphoniques, n'est pas d'origine criminelle, mais il est dû plutôt à une négligence humaine, sachant que les sous-sols (de la Grande Poste), datant de l'époque coloniale, regroupent à la fois des lignes téléphoniques, des conduites de gaz et des câbles électriques», a expliqué M. Haïchour. Accompagné par le président-directeur général du groupe Algérie Télécom, M. Slimane Kheireddine, le ministre a exhorté les responsables et les personnels des centraux téléphoniques à faire preuve de plus de vigilance et de prévention afin d'éviter ce genre d'incident dont l'estimation des dégâts est arrêtée à 37 millions de dinars. Â En dépit de la faible évolution de la situation du réseau téléphonique et d'internet qui a contraint les taxiphones et les cybers à baisser rideau, Haïchour a estimé qu'il ne reste que 10.000 lignes à rétablir sur les 39.000 endommagées. Et que «l'ensemble des lignes seraient rétablies avant ce soir» (hier NDLR). Omar S.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Aïn El-Turck
Source : www.lequotidien-oran.com