Algérie Télécom se met sur «orbite»
Après avoir connu des déboires, ces derniers temps, suite à l’affaire des marchés douteux qui s’est terminée par l’emprisonnement de son ancien directeur général Brahim Ouaret, voilà qu’Algérie Télécom (A.T.) revient au galop et propose de nouvelles solutions satellitaires avec sa nouvelle filiale ATS, allant de la vision conférence au transfert de données via les banques.
Le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, qui a présidé hier au lancement d’Algérie Télécom Satellite (ATS), a été rassurant en disant qu’»Algérie Télécom est une entreprise qui se porte bien et la transition s’est faite dans de bonnes conditions. La situation actuelle lui permet à tout moment d’ouvrir son capital sans incidence.» Le premier responsable du secteur des télécoms, abordé par la presse sur le sort de l’entreprise vis-à-vis de l’ouverture de son capital après le dernier scandale, a été des plus explicite. «Les choses sont au beau fixe et le dossier de l’ouverture du capital d’Algérie Télécom est ficelé depuis trois mois. Tous les scénarios ont été proposés au gouvernement et c’est lui qui tranchera en dernier lieu, et non pas le président du conseil d’administration de l’entreprise.» «La banque d’affaires espagnole, soulignera-t-il ensuite, qui s’est occupée de la mise en valeur d’A.T. et de la question d’ouverture, nous a fourni tout un dossier. Toutes les parties de l’entreprise ont donné leur avis sur le volet, y compris le syndicat de l’entreprise.» Seulement, le ministre a fait savoir que personne, à part le conseil du gouvernement, ne peut prédire à quel taux ou pourcentage se fera l’ouverture du capital d’A.T. Par ailleurs et s’agissant des télécommunications par satellite, il convient de rappeler que notre pays s’est doté, dès 1975, d’un réseau constitué d’une station HUB implantée à Lakhdaria et de 47 stations terriennes dans le Sud. En 2002 et à la faveur du programme spécial de PSRE, un programme de numérisation de ces stations a été mis en œuvre. La station terrienne avec Arabsat ainsi qu’une station côtière INMARSAT sont également en fonctionnement. Celles-ci assurent respectivement les relations téléphoniques avec les pays arabes et l’acheminement du trafic vers les réseaux fixe et GSM. En 2004-2005, dans le cadre de la politique de libéralisation du secteur, trois licences de type GMPCS (réseau mondial de communications personnelles mobiles par satellite) et trois autres licences de type USAT ont été attribuées à des opérateurs. A la fin du mois de juillet 2006, les trois opérateurs USAT totalisent près de 3000 stations installées au niveau des banques et institutions publiques, et 2500 abonnés pour les GMPCS.
En outre, dans le cadre du programme national spatial en cours, il a été retenu, d’après le ministre, le lancement d’un satellite de télécommunication dénommé Alcom-Sat dont la mise en orbite est prévue avant 2009. En novembre 2002, on a d’ailleurs lancé le premier satellite d’observation de la terre, ALSAT, et on s’attelle actuellement au lancement de satellites de 2ème génération, dont ALSAT 2A en cours de réalisation à l’étranger et ALSAT 2B qui sera fabriqué en Algérie.
D’autre part, Boudjemaâ Haïchour nous a fait part des principaux indicateurs dans le secteur des télécoms qui connaît un boom extraordinaire. Avec une connectivité à la téléphonie fixe, qui a atteint 3 millions d’abonnés, soit une télédensité de 9% à juillet 2006, et une connectivité mobile de 18,6 millions d’abonnés et une télédensité de 56,4%. Soit une densité globale (fixe et mobile) de plus de 65% avec 30.000 km de fibres optiques qui s’ajoutent à cette révolution satellitaire.
Â
A. Tilioua
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com