Alger - Revue de Presse

Effets négatifs de la téléphonie mobile sur la santé



Seulement des inquiétudes mais aucun cas avéré La recherche dans ce domaine a, jusqu’à présent, clairement établi une augmentation du risque d’accident pour cause d’inattention et des interférences électromagnétiques (dérèglement des appareils) des pacemakers pour les cardiaques et sur les prothèses auditives. C’est ce que nous a révélé, ce week-end, le Dr Salima Magmoun, médecin spécialiste, en charge du dossier des rayonnements au niveau de la direction des services de santé au ministère de la Santé, lors d’une formation au Club de presse Nedjma. Pour l’interlocutrice, l’énergie des radios fréquences qu’émettent les mobiles agissent sur les tissus de l’organisme à des niveaux très faibles provoquant un échauffement significatif. Certes, des inquiétudes se sont exprimées, par-ci, par-là, sur un nombre de risques non prouvés en ce qui concerne des modifications de l’activité cérébrale, le temps de réaction et la structure du sommeil, une tendance dépressive, une réduction de la libido, une hypersensibilité causant une allergie, des rougeurs, des picotements de la peau, des sensations de brûlures, de la fatigue, un étourdissement, des nausées ou des troubles digestifs. Mais, preuves à l’appui, le Dr Salima Magmoun a battu en brèche les supputations et la polémique qui ont fait rage sur les colonnes de la presse concernant l’extrême dangerosité des ondes électromagnétiques des téléphones portables sur la santé des utilisateurs. Selon la conférencière, trois études épidémiologiques récentes n’ont pas trouvé de preuves concluantes d’une augmentation du risque de cancer ou tout autre maladie en relation avec l’utilisation du téléphone mobile. Selon elle, l’exposition aux rayonnements de ces appareils ne produit qu’environ 0,3 ou 0,4 micro Tesla (unité de mesure des ondes électromagnétiques), alors que la norme internationale se situe à 100 micro Tesla. D’après elle, ces ondes radio fréquences sont des rayonnements non ionisants, contrairement aux rayons X ou Gamma de caractère ionisant qui provoquent des cancers de la peau et des OS. Dans son argumentation, le Dr Magmoun est allée plus loin pour affirmer que les études dans ce domaine, très coûteuses, effectuées notamment dans les pays scandinaves, ne sont qu’au stade de la recherche. En attendant les résultats du projet international des études du champ électromagnétique piloté par l’OMS d’ici 2007. Au même moment, le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend lui aussi de l’OMS, a coordonné, souligne le Dr Magmoun, une vaste étude épidémiologique dans plusieurs pays afin de déterminer l’existence de liens éventuels entre l’utilisation des téléphones portables et les cancers au niveau de la tête et du cou. Toutefois, la recherche dans ce domaine a clairement établi une augmentation du risque d’accident pour cause d’inattention et des interférences électromagnétiques (causant des dérèglements des appareils) sur les pacemakers pour les cardiaques et sur les prothèses auditives. Par ailleurs, l’intervenante est revenue sur le dispositif réglementaire (arrêté interministériel du 18 avril 2006) qui fixe les modalités à l’édification et à l’installation des antennes ou relais (stations de base) et interdisent leur implantation sur des édifices publics, après qu’on ait constaté une certaine anarchie et déliquescence dans l’implantation de ces BTS, notamment sur des terrasses de maisons. L’Algérie, avec un marché de plus de 13 millions d’abonnés (mobiles) et une densité de plus en plus grande, devrait prendre des mesures de précaution. Abed Tilioua
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