Alger - Revue de Presse

La ville dans la rue: Sauve-qui-peut !



La panique aura finalement été beaucoup plus dangereuse pour les Oranais, que le tremblement de terre qui a secoué la wilaya et ses environs, en cette mémorable nuit du vendredi. La puissance de la secousse tellurique, dont la magnitude a atteint les 5,5 degrés sur l'échelle ouverte de Richter, selon le CRAAG, a été pour beaucoup, dans cette réaction de la part de certains habitants de la ville, comme en témoignent d'ailleurs les cas de chutes d'escaliers ou même de balcons, admis au niveau du service des urgences du CHU d'Oran. Pourtant, les tremblements de terre ne sont pas totalement étrangers aux Oranais. Le dernier en date, d'une magnitude de 5,2 degré sur l'échelle de Richter, remonte à pas plus tard que le mois de janvier de l'année en cours. Là aussi, on avait assisté aux mêmes scènes de panique, avec tout ce qu'elles avaient provoqué comme blessés où de mort, à l'exemple de cette octogénaire habitant à Boufatis qui, sous le coup de la frayeur, est décédée, foudroyée par une crise cardiaque. Il était environs 21h 05, avant-hier, lorsqu'en plein match de football opposant l'équipe nationale au Liberia dans le cadre de la deuxième journée des qualifications combinées CAN-Mondial, la terre a violemment tremblé créant un important mouvement de panique. Des familles entières ont déserté précipitamment leurs maisons de peur, craignant le pire. Le souvenir du tremblement de terre de Boumerdès et le traumatisme qu'il avait occasionné à travers les scènes retransmises en boucles à la télévision est encore vivace dans les esprits de tous les Algériens. C'est ce qui a poussé les Oranais, hommes, femmes et enfants, à investir massivement la rue pour se « mettre à l'abri » dans des endroits dégagés comme les places publiques. Cette panique n'est pas totalement injustifiée pour les habitants du vieux bâti, et ils sont beaucoup à Oran, à l'image de ceux des quartiers de Sidi El-Houari, El-Hamri, Derb, Saint Antoine, Eckmühl, et St Pierre entre autres où des scènes qui peuvent être assimilées carrément à l'hystérie ont été observées. Même les habitants des nouvelles constructions à l'exemple de ceux de la banlieue Est d'Oran ont cédé à l'affolement, comme en témoignent les interminables files de voitures dans lesquelles se sont réfugiés les habitants de Akid Lotfi, l'une des cités les plus peuplées de la ville. Les habitants des grandes tours dépassant les 10 étages, toujours à Oran-est, ont également passé des moments de terreur, comme en témoigne un sexagénaire habitant à Haï Essabah: «La secousse a été tellement violente que l'argenterie s'est renversée du haut de ses deux mètres de hauteur. C'est un miracle qu'il n'y ait eu aucun dégât majeur ». Devant les revendeurs de cartes de recharge de téléphonie mobile, il y avait foule. Sur le réseau aussi. Les communications ne passaient pas.
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