Alger - Revue de Presse

La sexagénaire, l'«usurier» et les chèques en bois



Le tribunal criminel d'Oran a condamné hier une sexagénaire à 1 an de prison avec sursis pour émission de chèques sans provision comme garantie. L'affaire a éclaté suite à une plainte déposée par Algérie Poste. Etant analphabète, l'accusée avait l'habitude d'encaisser sa pension au niveau de l'un des bureaux de poste, avec l'assistance d'un agent de ce bureau. Elle a informé l'employé en question qu'elle avait besoin d'une somme d'argent pour des travaux de maçonnerie. Ce dernier lui proposa de lui prêter 20 millions de centimes, qu'elle devait rembourser en plusieurs tranches d'un million de centimes, avec 1.000 DA comme intérêts pour chaque tranche, et des chèques comme garantie. L'enquête interne a dévoilé que l'«usurier» a effectué un prélèvement de la somme demandée à partir de la caisse de la poste. Interrogée hier, la sexagénaire a nié les faits retenus contre elle et a déclaré qu'elle croyait que l'agent lui avait prêté cette somme de son argent propre et non pas de celui de la poste. Le procureur de la République a requis 18 mois de prison avec sursis à l'encontre de l'accusée. La défense a demandé l'acquittement sinon les circonstances atténuantes. A l'issue des délibérations, elle a été condamnée à une année de prison avec sursis et une amende de 4 millions de centimes. L'agent du bureau de poste sera, quant à lui, jugé prochainement par le tribunal criminel.
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