Démembrer l'Algérie, l'anéantir, la réduire, la dompter pour mieux l'asservir et l'annihiler, tel a toujours été le rêve de ceux qui, depuis très longtemps, ne cessent d'agresser notre peuple et de provoquer notre pays. Mais 1830 fut sans doute la séquence la plus marquante tant elle continue encore de malmener cette terre d'islam qui, de tout temps, fut hospitalière et offrit gîte et couvert à tous ceux qui, persécutés et meurtris sous d'autres cieux, eurent un jour besoin d'un abri.
Il ne s'agit plus de trouver de nouveaux prétextes pour consolider le statu quo mais d'oser la véritable transition pacifique, celle qui permet enfin à la véritable opposition politique, nationaliste, islamiste et démocratique de s'exprimer et d'exister. Et il ne s'agit pas non plus de doper artificiellement la scène politique et la rendre inaudible pour mieux arbitrer, en guise de fausse liberté d'expression, la cacophonie ambiante. Cela ne sera pas profitable à court terme et nul ne peut hélas noyer le poisson dans l'eau. L'opportunité de la prochaine élection présidentielle devrait permettre, face à la déferlante malienne qui risque de nous engloutir, de consolider une véritable sortie politique à la crise de crédibilité que nous vivons pour permettre l'émergence d'une véritable Assemblée représentative capable de légiférer en toute liberté et en toute indépendance et de faire face à la menace qui arrive. L'Algérie n'a pas vocation à s'impliquer dans des conflits qui ne sont pas les siens mais doit impérativement se protéger et protéger son immense territoire. La crise malienne, exacerbée par l'intervention militaire en cours, va engendrer plus de complications qu'elle ne va en résoudre. Mais tel est sans doute l'objectif poursuivi par ceux qui rêvent de redessiner la carte géopolitique de l'Afrique du Nord. Car, pendant que l'Algérie panse courageusement ses blessures et se rétablit tant bien que mal, les scénarios les plus ignobles se mettent en place à ses frontières. L'Afrique du Nord est déstabilisée par une crise multidimensionnelle dont les principaux éléments inducteurs sont le plus souvent ceux hérités des séquelles de la colonisation. Cette région est désormais prise en tenailles entre les risques d'embrasement de la situation préfabriquée au Sahel au sud et les politiques interventionnistes et d'ingérence de pays du Nord en crise économique profonde et en quête d'une hypothétique survie par la mise en place d'une nouvelle politique d'expansion néocolonialiste. Mais extirper la puissante Chine du continent africain est un exercice beaucoup plus difficile que l'envoi de troupes au Mali. Les non-dits de l'intervention militaire au Mali visent directement notre pays. Il s'agit de provoquer dans ce pays frontalier, déjà fragilisé par l'éviction provoquée d'un président peu enclin à laisser son pays dépouillé de ses propres richesses naturelles par une junte militaire aux abois, le démembrement politique et probablement demain ethnique du Mali. Les premiers signes inquiétants de la crise malienne sont ces témoignages, selon un hebdomadaire français, venus de Sévaré, ville située dans le centre du Mali, sur des exécutions sommaires qui commencent à y être perpétrées et sur une véritable chasse à l'homme qui y est conduite. Des éléments de l'armée nationale «régulière» malienne, revigorés sans doute par la présence de militaires français dans cette ville, prennent pour cibles des habitants d'origines arabe et targuie et les exécutent froidement. Beaucoup de Touareg redoutent des actes d'épuration dont ils pourraient être à court terme les premières victimes. La stratégie d'occupation du Mali, entamée par l'envoi de troupes étrangères à Bamako, se poursuit donc sous l''il bienveillant des Etats-Unis qui ne refuseraient sans doute pas de partager, comme pour le pétrole irakien, les immenses richesses que recèle ce pays. Et pendant que se reposent les troupes rapatriées notamment d'Irak et d'Afghanistan, le relais est transmis, momentanément, à la France qui espère chasser ainsi la grande Chine, devenue un encombrant mais néanmoins extrêmement puissant concurrent dans ce continent jadis sous influence française. Et la guerre se poursuivra encore longtemps. Les séquences sans doute planifiées seront sans doute d'occuper le sud du Mali, de susciter indéniablement des exécutions en encourageant notamment la création de milices qui viseront en premier lieu les populations d'origines arabe et targuie, de provoquer des déplacements de populations vers le nord pour y créer un bouclier humain avant d'aller guerroyer au nord du Mali. A court terme, la première conséquence de ce conflit sera sans doute pour l'Algérie l'afflux considérable de Touareg fuyant la mort, pour se réfugier dans l'extrême Sud algérien. L'Algérie a vocation naturelle à protéger et à accueillir l'ensemble de ces populations chez elle et notre générosité sera de nouveau sollicitée. Et le scénario satanique qui consiste à induire des fractures séparatistes pour provoquer des turbulences dans le Grand Sud algérien serait voué à l'échec surtout si notre détermination à protéger notre pays continue de s'inspirer de ceux qui hier résistèrent à ceux qui voulurent nous restituer l'Algérie amputée de son immense Sahara. La man'uvre est trop grossière mais il faudra y faire face et commencer, dès à présent, à lever l'écueil des obstacles politiques internes qui continuent de miner notre pays ! (Suite et fin
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim Mettref
Source : www.lnr-dz.com